Édition du 3 mars 2026

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Santé et sécurité au travail

Sécurité dans les écoles - La FPSS-CSQ et le SSÉPÎ-CSQ demandent un réexamen du recours à la sous-traitance privée

MONTRÉAL, le 24 févr. 2026 - La Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS‑CSQ) et le Syndicat du soutien scolaire en éducation de la Pointe-de-l’Île (SSÉPÎ‑CSQ) demandent un réexamen du recours à des agences de sécurité en sous‑traitance dans les écoles secondaires du Centre de services scolaire de la Pointe-de-l’Île. Cette approche soulève des enjeux quant à la qualité des interventions, au climat scolaire et à la sécurité des élèves et du personnel.

« L’école c’est un milieu de vie. Confier l’encadrement des étudiantes et des étudiants à du personnel d’agences de sécurité privées peu formé au contexte scolaire, souvent de passage et mal intégré aux équipes‑écoles, nuit au climat de confiance dans nos établissements », affirme Éric Pronovost, président de la FPSS‑CSQ.

Il poursuit « Si l’on veut réellement améliorer la sécurité et le bien‑être dans nos écoles, il faut cesser de voir les agences de sécurité comme une solution de rechange et engager plutôt du personnel de soutien scolaire qualifié, qui connait les jeunes et leur milieu. »

La FPSS-CSQ et le SSÉPÎ-CSQ rappellent que plusieurs membres de ces firmes privées arrivent dans les écoles avec des pratiques, des équipements et une posture associée à la sécurité traditionnelle, parfois inadaptés au contexte scolaire. Cette situation peut générer des tensions inutiles et nuire à la qualité des interventions auprès des étudiants.

Le roulement fréquent du personnel d’agences de sécurité sous‑traitant complique également l’établissement de liens de confiance durables avec les jeunes et le personnel scolaire, pourtant essentiels à un climat sain et sécuritaire. À cela s’ajoute l’absence d’une réelle intégration à l’équipe‑école, ce qui peut entraîner un manque de coordination et réduire l’efficacité des interventions.

« On tente de compenser un manque criant de ressources spécialisées, comme les techniciennes et techniciens en éducation spécialisée et les surveillantes et surveillants d’élèves, en ayant recours à des agences de sécurité privées. Ce n’est ni une solution durable ni une réponse adéquate aux besoins dans nos établissements », souligne Marie‑Claude Tremblay, présidente du SSÉPÎ‑CSQ.

Contrairement aux agences de sécurité, dont le mandat et les interventions sont limités, les surveillantes et surveillants d’élèves ainsi que les techniciennes et techniciens en éducation spécialisée possèdent la formation nécessaire pour intervenir adéquatement auprès des jeunes. Investir dans des ressources internes, qualifiées et stables permet ainsi de favoriser une approche préventive, humaine et cohérente avec la mission de l’école publique.

« La sécurité à l’école ne se sous-traite pas. Elle se construit avec du personnel formé, stable et intégré aux équipes-écoles. Continuer de miser sur des agences privées, c’est faire fausse route au détriment des jeunes et du climat scolaire », conclut Éric  Pronovost.

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