Édition du 2 juin 2026

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Trente-cinq ans de lutte pour la FPPC-CSQ. L'engagement syndical demeure essentiel pour le personnel professionnel des collèges

Montréal, le 16 novembre 2008. – Sous le titre « Une histoire pour notre avenir, trente-cinq ans de lutte pour le personnel professionnel des collèges », la Fédération du personnel professionnel des collèges (FPPC-CSQ) profite de la tenue de la Semaine des professionnelles et professionnels de l’éducation pour lancer un livre racontant l’histoire de cette Fédération.

Le livre a été écrit par M. Jean-Luc Lavoie, un professionnel de cégep qui a eu une longue carrière et qui s’est également engagé très activement dans l’action syndicale. Il est donc très fier, à la fois comme professionnel et comme syndicaliste, d’avoir réalisé ce travail de mémoire pour raconter l’histoire de la Fédération qui regroupe le plus grand nombre de syndicats de professionnels de collèges au Québec.

Plusieurs revendications encore nécessaires

Pour sa part, le président de la FPPC-CSQ, M. Bernard Bérubé, soutient qu’il ne fait aucun doute qu’au moment où le monde syndical fait face à certains questionnements, il est utile de regarder vers le passé pour en tirer des leçons essentielles afin d’éclairer l’avenir. De ces leçons, il constate que l’engagement syndical n’a rien perdu de sa raison d’être pour les professionnels de collèges.

« Malgré les victoires importantes obtenues au fil de nos trente-cinq années d’histoire, nous sommes également obligés de reconnaître qu’il n’y a pas que des points positifs. En effet, nos tâches se sont alourdies sans que nos conditions de travail soient bonifiées en conséquence. Le constat est réel et je suis profondément convaincu qu’il doit guider nos actions et influencer nos revendications dans l’avenir », explique M. Bérubé.

Une reconnaissance liée à de meilleures conditions de travail

Le président de la FPPC-CSQ soutient, d’autre part, que les professionnels ont toujours été en quête de reconnaissance au sein du réseau collégial et qu’elle est directement liée à l’amélioration des conditions de travail.

« Nous devons maintenant faire plus que nous battre pour conserver nos acquis. Nous devons nous mobiliser et lutter pour obtenir des améliorations concrètes à nos conditions de travail, sinon la reconnaissance devient une coquille vide bien peu utile », mentionne M. Bérubé.

Une vie syndicale à raviver et à renforcer

De plus, M. Bernard Bérubé rapporte que la lecture de l’histoire de la FPPC-CSQ démontre que les professionnels de collèges ont toujours eu de la difficulté à vivre avec leur statut de travailleur syndiqué, ce qui n’a pas lieu d’être.

« La volonté de nos membres de défendre et d’améliorer leurs conditions de travail n’est pas en contradiction avec leur statut de professionnels. Au contraire, c’est justement cette capacité, comme groupe de pouvoir, d’influencer nos conditions de pratique qui rend possible un meilleur exercice de nos professions. Il est donc de notre intérêt de prendre les moyens nécessaires, au cours des prochains années, pour ranimer notre vie syndicale et renforcer notre solidarité », croit le président de la FPPC-CSQ.

Un rôle majeur joué auprès des jeunes et des adultes

M. Bernard Bérubé se dit convaincu que les professionnels, qui liront l’histoire de la FPPC-CSQ, ne peuvent qu’être fiers du rôle majeur qu’ils ont joué, chacune et chacun de leur côté, pour accompagner des centaines de milliers de jeunes et d’adultes dans la réussite de leurs études et surtout, de leur propre vie.

« Les professionnels n’ont pas été les seuls à profiter des luttes qu’ils ont menées. Outre le fait qu’elles nous ont permis d’améliorer nos conditions de travail, les résultats de ces luttes ont aussi permis à l’ensemble de nos concitoyennes et concitoyens d’avoir accès à une éducation publique de qualité », n’hésite pas à dire M. Bérubé.

Des cégeps à recentrer sur leur mission éducative

Le président de la FPPC-CSQ pense d’ailleurs que les professionnels devront travailler ensemble et user de leur influence, au cours des prochaines années, pour recentrer la mission éducative des cégeps que certains politiciens et administrateurs semblent malheureusement avoir oubliée.

« Nous devons rappeler que cette mission éducative avait pour but de créer un réseau de cégeps, et non pas seulement une série d’établissements collégiaux sans lien et en compétition les uns contre les autres. Les étudiants de demain devraient pouvoir s’inscrire, non plus dans le simple programme d’un établissement, mais bien plutôt dans le programme offert par un réseau collégial », conclut M. Bernard Bérubé.

Profil de la CSQ et de la FPPC

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) représente quelque 155 000 membres, dont plus de 100 000 dans le secteur public, la grande majorité dans le secteur de l’éducation. Elle est présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications. La Fédération du personnel professionnel des collèges (FPPC-CSQ) représente la majorité des professionnelles et professionnels de cégeps du Québec. Elle compte plus de 1000 membres répartis dans 34 collèges. Elle regroupe exclusivement des professionnelles et professionnels de cégeps.

Mots-clés : Communiqués

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