Les employés de l’usine d’Olymel à Saint-Simon ont manifesté devant l’entrepôt de l’entreprise, au 1580, rue Eiffel, à Boucherville, à compter de 6 h 30 ce matin, pour rappeler que leur ancien employeur a bafoué leurs droits et les a illégalement privés de leurs salaires lorsqu’il a fermé l’établissement montérégien en avril 2007.
Rappelons qu’Olymel a refusé de respecter une lettre d’entente annexée à la convention collective, qui l’empêchait de transférer la production destinée à l’usine de Saint-Simon dans une autre de ses usines. À plusieurs occasions, en 2006, Olymel avait été déboutée dans sa contestation juridique d’une décision arbitrale par laquelle une ordonnance de sauvegarde avait été émise pour forcer le maintien de la production à Saint-Simon. La Cour supérieure puis la Cour d’appel avaient, en effet, toutes deux confirmé la validité de la décision arbitrale.
Malgré les décisions des différentes cours, qui la forçaient à maintenir les activités de découpe de porc à son usine de Saint-Simon jusqu’au 30 septembre 2007, Olymel a choisi de fermer ses portes, le 20 avril 2007. Depuis, la compagnie tente de se défiler devant ses obligations en prolongeant les procédures juridiques. Ainsi, un an après la fermeture illégale de l’usine de Saint-Simon, la « dette » d’Olymel envers les travailleurs reste impayée.
« Ce que nous voulons véritablement, c’est retrouver nos emplois au sein de l’usine, commente le président du syndicat, Christian Desrochers. Olymel l’a récemment rénovée, et nous refusons de nous laisser faire dans ce jeu de transfert de production. On poursuit donc notre mobilisation. »
Les quelque 325 employés de l’usine attendent les prochaines manœuvres juridiques d’Olymel, lorsqu’elle répondra à l’accusation d’outrage au tribunal, au mois d’octobre prochain.
Soulignons que plus de 3000 travailleuses et travailleurs du secteur de la transformation porcine sont représentés par la Fédération du commerce de la CSN.
Source : FC - CSN - 22 avril 2008

