Édition du 20 août 2019

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

La programmation de la Semaine de la Terre

lundi 22 avril 2019

Depuis plusieurs mois, ce sont des jeunes, partout dans le monde, qui portent le flambeau de la lutte climatique en s’inspirant notamment de la jeune militante suédoise Greta Thunberg, qui fait la grève tous les vendredis depuis août afin de dénoncer l’inaction des gouvernements. Chez nous, les mouvements Pour le futur et La Planète s’invite à l’Université ne cessent de grandir. Ils ont ainsi amené 150 000, élèves, étudiantes et étudiants à faire la grève pour le climat le 15 mars dernier.

La Planète s’invite au Parlement, le Jour de la Terre, le Group Mobilisation (Déclaration d’urgence climatique), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Fondation David Suzuki et Greenpeace Canada invitent maintenant l’ensemble de la population à joindre sa voix à celles des jeunes en participant à la Semaine de la Terre. Voici la programmation actuelle, qui pourrait être bonifiée dans les jours à venir :

22 avril : Chaîne humaine autour de l’Assemblée nationale du Québec (organisée par un collectif composé de 23 organismes, dont le Jour de la Terre)
www.jourdelaterre.org/qc/22-avril/evenements/encerclons-lassemblee/

22 au 27 avril : Activité Messages pour la Terre – Jusqu’au 19 avril, des milliers d’élèves du primaire et du secondaire sont invités à écrire des messages pour la Terre, qui seront livrés aux gouvernements provinciaux et fédéraux au cours de la semaine du 22 avril. Des lettres seront aussi publiées sur les réseaux sociaux de La Planète s’invite au Parlement à chaque semaine du mois d’avril. (organisée par La Planète s’invite au Parlement)
https://laplanetesinvite.org/?fbclid=IwAR1tqwUpeM_f6KBCTLIQm_9sBzFUCNNyW25lTHtGtDswrm-kH04GNRTNRJU

23 avril : Dépôt de la Déclaration d’urgence climatique à Québecor pour que ce groupe médiatique, le plus lu et regardé au Québec selon leurs statistiques, s’engage à parler de la crise climatique à la hauteur de l’urgence à laquelle nous devons faire face.

Annoncé bientôt sur : www.facebook.com/events/2260559104004311/

25 avril : Conversation sur l’environnement entre Ruba Ghazal et Sylvain Gaudreault, députés de l’Assemblée nationale du Québec (organisée par la FTQ). Ouvert à toutes et tous.
www.facebook.com/events/828327497547753/

26 avril : Démonstration étudiante du vendredi (organisée par Pour le futur Montréal et La Planète s’invite à l’Université)
www.instagram.com/pourlefuturmtl/

26 avril en soirée : Cabaret politique À qui la Terre ? Avec Manon Massé – Québec Solidaire, Bill Brochet – SEPB, Ana Marcela Flores Machado – auteur-interprète du Honduras, Union Thugs – IWW, Magali Giroux – STTP, Alain Lutfy – STTP, Luce Trembaly-Gaudette – STTP (organisé par le Conseil régional FTQ Montréal métropolitain)
www.facebook.com/events/2230312363656505/

27 avril : Grandes manifestations à Montréal, Rouyn-Noranda et possiblement ailleurs au Québec (organisées par La Planète s’invite au Parlement)
www.facebook.com/events/557804044740067/

PAS D’AVENIR SUR UNE PLANÈTE MORTE

Les scientifiques sonnent l’alarme depuis plus de 50 ans : la croissance économique est insoutenable pour la planète. En septembre dernier, António Guterres, secrétaire général des Nations unies, a averti qu’il ne reste que deux ans pour agir afin d’éviter des conséquences désastreuses pour l’humanité.

Lundi, Environnement Canada a publié un rapport indiquant que le Canada se réchauffe deux fois plus vite que la planète (et même trois fois plus vite dans les zones nordiques). Le lendemain, la commissaire à l’environnement du Canada a dénoncé l’inaction du gouvernement fédéral et démontré que le plan du premier ministre Justin Trudeau en matière de lutte climatique n’est que vent. Quant à l’opposition conservatrice, qui pousse les hauts cris devant l’entrée en vigueur de la taxe carbone, elle ne comprend pas du tout les enjeux et fait craindre le pire. Au Québec, le premier ministre François Legault refuse toujours d’aligner ses cibles de réduction de GES sur celles du GIEC. « Pour changer le cours de l’histoire, des mesures radicales doivent être prises. Maintenant. Pourtant, les gouvernements qui se sont succédé sont demeurés sourds à cette réalité. Tous justifient leur inaction par des impératifs économiques. Mais il n’y a pas d’économie sur une planète morte. Il n’y a pas d’avenir. », indique François Geoffroy, membre coordonnateur de La Planète s’invite au Parlement. C’est pourquoi les groupes impliqués prévoient multiplier les moyens de pression et augmenter le rapport de force tant et aussi longtemps que les gouvernements ne se doteront pas d’un plan d’action concret et à la hauteur de la crise actuelle.

Collectif citoyen indépendant constitué à l’automne 2018, La Planète s’invite au Parlement a pour objectif de répondre à l’urgence climatique et de redonner à la population le pouvoir d’agir par la construction d’un rapport de force avec le gouvernement.

Ce qu’en disent les porte-paroles des groupes participants

« Nous demandons aux Québécois un effort de mobilisation. Les étudiants nous ont montré qu’ils n’ont pas l’intention de laisser des gouvernements irresponsables gâcher leur avenir. En tant que parents, c’est maintenant à nous de leur montrer qu’ils n’auront pas à se battre seuls. »

- François Geoffroy, membre coordonnateur de La Planète s’invite au Parlement

« Je me réjouis de constater que durant toute la semaine, une diversité de collectifs se mobilisera ensemble, mue par le même sentiment d’urgence. Nous avons fait du 15 mars une journée mémorable : en marchant toutes générations confondues, la manifestation du 27 avril n’en sera que plus belle. C’est ainsi que nous nourrissons notre culture commune, qui, à contre-courant aujourd’hui, fera consensus demain. »

- Léa Ilardo, co-porte-parole de La Planète s’invite à l’Université

« La science à elle seule ne peut pas tout faire. Le seul moyen de faire face aux enjeux environnementaux de taille qui nous menacent, et de trouver des solutions efficaces qui font une réelle différence, c’est de partager des histoires de succès, des idées, de l’innovation. Ainsi on crée une grande vague d’actions qui changent le monde. J’encourage les scientifiques à vulgariser leurs découvertes et inquiétudes et à les partager aux medias, et surtout, j’implore les médias de diffuser ces importants messages. À l’ère de la désinformation et des « fake news », c’est crucial de le faire.

- Dre Lyne Morissette, Écologiste marine, Vulgarisatrice scientifique, Chroniqueuse à Radio-Canada, Chef scientifique de la Mission 100 Tonnes.

« Bien que la balle soit dans le camp de tous les individus, et que chacun veuille s’engager, les plus jeunes générations sont celles qui sentent le plus le poids de notre legs écologique. Nous vous convions à venir encercler l’Assemblée nationale, non pas pour désigner à qui la faute, mais pour réclamer ce que nous voulons tous : des politiques engagées sur des programmes mesurables, maintenant. »

- Thomas Mulcair, Président, Jour de la Terre.

« La FTQ est active dans le dossier des changements climatiques depuis 2014. Pour nous, la transition énergétique est inévitable, il faut donc penser dès maintenant à planifier la transition afin d’inclure tous les acteurs de la société civile, particulièrement les travailleurs et travailleuses, c’est cela la transition juste. »

- Serge Cadieux, Secrétaire général, Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec

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