Selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), 211 500 personnes étaient rémunérées au salaire minimum en 2015, cela représente 6 % de tous les salariés du Québec, dont 58 % de ce groupe sont des femmes. Par ailleurs, l’ISQ détruit le mythe selon lequel une hausse du salaire minimum entraîne des pertes massives d’emplois. Dans une note datée de 2011, l’ISQ a constaté une croissance continue de l’emploi entre 2001 et 2010 en parallèle à des hausses importantes du salaire minimum, particulièrement à la fin des années 2000, à l’exception de l’année 2008, année de récession. « Les études sérieuses le démontrent : une hausse graduelle du salaire minimum à 15 $ l’heure n’aurait que peu ou pas d’impact sur l’emploi, et là où le salaire minimum a été haussé, il n’y a eu aucune preuve de montée des prix à la consommation », a ajouté le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.
« La FTQ a bien l’intention de maintenir la pression sur le gouvernement du Québec afin que soit haussé le salaire minimum. Nous l’avons dit et le répétons, il s’agit d’une lutte contre les inégalités et la pauvreté. En plus de permettre aux travailleurs et travailleuses de sortir un peu la tête de l’eau, la hausse du salaire minimum aura un effet bénéfique sur l’économie. Pour chaque dollar d’augmentation, c’est de l’argent qui va directement chez les commerçants et dans nos services », ont conclu les dirigeants syndicaux.

