Édition du 24 mai 2022

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Livres et revues

Chez M Éditeur, une saison consacrée au syndicalisme, à l’éducation, au conservatisme québécois et au « tout » économique tyrannique…

André Leclerc, Fernand Daoust, 2. Bâtisseur de la FTQ,1964-1993

Dans cette deuxième partie de sa biographie, Fernand Daoust s’affirme comme l’un des chefs de file du courant nationaliste et progressiste à la FTQ. À deux reprises, il tente de façon infructueuse d’accéder à la direction de la centrale. C’est lors d’un congrès, dans lequel l’un des principaux enjeux est l’adoption d’une politique linguistique, qu’il devient secrétaire général de la FTQ. Pendant plus de vingt ans, il forme avec Louis Laberge, un tandem étonnant, mais solide. C’est sous leur direction que la FTQ acquiert une représentativité unique et une cohésion qui en font un acteur social majeur au Québec. Si Louis Laberge a été la figure publique emblématique de la centrale, Fernand Daoust a réalisé dans l’ombre un patient et efficace travail de bâtisseur. Parution en février.

Christophe Charle et Charles Soulié, (dir.), La dérégulation universitaire. La construction étatisée des marchés des études supérieures dans le monde

Marchandisation, bureaucratisation, recul de l’autonomie universitaire, mise en concurrence, explosion de la précarité…, la plupart des systèmes d’enseignement supérieur nationaux semblent pris dans une dynamique tendant à faire du savoir une marchandise, de la recherche une force productive, des étudiants des clients et de l’Université une entreprise. Des universitaires de quatre continents portent un diagnostic sur les évolutions récentes de l’enseignement supérieur dans leurs pays respectifs. Parution en mars. Coédition avec Syllepse (Paris).

Normand Baillargeon, Propos sur l’éducation. Essais, portraits, chroniques, aveux, convictions, espérances

Les textes réunis dans cet ouvrage ont pour objet, dans un premier temps, de discuter la place – hélas ! trop restreinte – de la philosophie de l’éducation dans les départements de sciences de l’éducation et de la formation des maîtres, ainsi que des transformations actuelles de l’Université. La deuxième partie réunit trois portraits de penseurs critiques, de sceptiques éminents : Albert Einstein, Martin Gardner et Condorcet. La dernière partie s’efforce de diffuser des résultats de recherche pouvant inspirer et guider, en particulier les enseignantes, de corriger les fausses croyances si répandues dans le domaine. Normand Baillargeon porte cette espérance : former des enseignantes hautement cultivées, au fait de la recherche scientifique et possédant une solide formation disciplinaire. Parution en avril.

Francis Dupuis-Déri et Marc-André Éthier (dir.), La guerre culturelle des conservateurs québécois

Depuis au moins une vingtaine d’années, les voix conservatrices s’élèvent dans les médias et les universités pour dénoncer les prétendus ravages des progressistes, présentés tour à tour comme « pluralistes », « multiculturalistes », « postmodernes », « libéraux-libertaires ». Ils seraient coupables des maux qui rongent la société : individualisme, consumérisme, hédonisme, cosmopolitisme, relativisme, nihilisme, etc. Véritable débat politique – et même conflit social –, cette guerre culturelle entre forces conservatrices et progressistes a pour enjeu, entre autres, la légitimité des mobilisations sociales dont le Québec est le théâtre. Parution en avril.

Claude Vaillancourt, L’âge économique

L’économie n’est plus seulement reliée à l’argent, à l’administration et aux choix budgétaires, elle applique les principes qu’elle promeut – le libre marché, la concurrence, l’individualisme, voire la cupidité – à tout ce qui existe. La valeur commerciale s’affirme comme une puissante vérité. On évalue ce que pourrait rapporter une forêt, un milieu humide, la pollinisation par les abeilles, les services, l’amour, etc. Rien ne doit plus échapper à la marchandisation. Un des grands exploits de l’âge économique est d’intégrer à son fonctionnement les domaines qui semblaient les plus rébarbatifs à sa logique et à ses exigences. Même la vie intime, l’amitié, les émotions et les idées doivent obéir à la loi des chiffres. De façon paradoxale, ce qui a causé la puissance de l’âge économique pourrait aussi provoquer sa perte. Parution en mai.

Pour de plus amples informations :
Richard Poulin, m.editeur@editionsm.info Nouveautés 1er trimestre 2016

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