Des demandes essentielles dans un contexte de crise
Le RQ-ACA demande au gouvernement d’investir 2,6 G$ supplémentaires dans la mission globale des 4 500 organismes, d’indexer les subventions selon l’Indice des coûts de fonctionnement du communautaire (ICFC) et de prioriser le financement à la mission globale pour qu’il représente entre 80 % et 100 % de l’enveloppe gouvernementale totale dédiée à l’ACA.
« Nous sommes en train d’abandonner trop de gens, affirme Caroline Toupin du RQ-ACA. Il est urgent que le gouvernement renforce le filet social en investissant dans l’action communautaire autonome, les services publics et les programmes sociaux. Cela permettrait de garantir les droits humains et de réduire les écarts socioéconomiques qui ne cessent de s’accroître, a-t-elle plaidé. »
Un appel à un nouveau Plan d’action gouvernemental en action communautaire (PAGAC)
Alors que nous amorçons la dernière année du Plan d’action gouvernemental en action communautaire (PAGAC 2022-2027), le RQ-ACA a demandé au ministre Éric Girard de s’engager dans l’élaboration d’un prochain plan. Cette demande est d’autant plus urgente que nous avons attendu près de 15 ans avant que le gouvernement ne prenne des engagements, créant un déficit d’investissement aujourd’hui difficile à rattraper. À ce jour, nous n’avons obtenu aucune confirmation de la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’action communautaire.
Ce plan devrait prévoir des investissements structurants, une reconnaissance financière adéquate et des mécanismes de financement prévisibles et stables pour les 4 500 organismes d’ACA qui emploient plus de 50 000 personnes à travers le Québec.
L’action communautaire autonome est un pilier essentiel du tissu social et économique du Québec. Un investissement adéquat dans notre secteur n’est pas une dépense, mais un levier de justice sociale. Nous attendons du gouvernement qu’il reconnaisse cette réalité et qu’il agisse en conséquence dans le prochain budget.


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