Édition du 2 mars 2021

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Aide sociale

Coupures à l'aide sociale - Une manœuvre populiste pour faire oublier les vrais problèmes, constate le SFPQ

QUÉBEC, le 29 janv. 2015 - Les récentes annonces du ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, renforceront les préjugés et la stigmatisation dont sont victimes les prestataires d’aide de dernier recours, déplore le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ). « Encore une fois, le gouvernement fait subir les coupures aux personnes les moins nanties de la société.

Ces mesures, notamment celles qui pénalisent les prestataires qui partagent leur logement, sont particulièrement odieuses de la part d’un ministère soi-disant de la Solidarité sociale. Le ministre affirme vouloir favoriser la réintégration au marché du travail. Or, c’est exactement le contraire qui se passe lorsqu’on prive les gens du minimum vital », s’indigne la présidente générale du SFPQ, madame Lucie Martineau.

En plus d’augmenter les contraintes pour les prestataires, le gouvernement réduit les services qui leur sont destinés, déplore le Syndicat. Dans une démarche de réintégration sociale, le soutien et l’accompagnement humain font toute la différence. Pourtant, lors de l’étude des crédits de son ministère, rappelle le SFPQ, le ministre a annoncé la fermeture de dizaines de points de services du MESS d’ici 2016.

« Depuis plusieurs années, les gouvernements successifs ont coupé dans les services directs à la population, pour miser presque exclusivement sur les services électroniques ou téléphoniques. Dans les faits, les personnes qui sont souvent en situation d’extrême vulnérabilité n’ont pratiquement plus accès aux agentes et agents d’aide du MESS. Par-dessus le marché, le gouvernement veut abolir 500 postes dans son ministère. Le gouvernement souhaite-t-il abolir purement et simplement les services de proximité au MESS ? » questionne madame Martineau.

À Emploi-Québec, les agentes et agents d’aide à l’emploi sont confinés à leur bureau. Il leur est interdit de rencontrer sur le terrain les partenaires du MESS, que ce soit dans le cadre du programme d’apprentissage en milieu de travail, ou des suivis scolaires pour les jeunes prestataires qui tentent un retour aux études. « Pour réaliser des économies de bout de chandelle au MESS, les citoyennes et les citoyens sont abandonnés à leur sort. Paradoxalement, le nombre de jeunes sur l’aide sociale a augmenté de 14,4 % depuis un an ; toute une économie ! J’invite le ministre à avoir le courage de lancer une « vraie révolution » à l’aide sociale, basée sur un rehaussement significatif des conditions de vie des personnes assistées sociales et sur des services humains, accessibles et personnalisés pour les accompagner dans leur démarche de réintégration professionnelle et sociale », conclut Lucie Martineau.

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