Déposées par l’employeur avant le déclenchement de la grève lundi, les offres salariales du groupe Metro se situent à 11 % sur six ans. Les bas salarié-es, soit ceux qui n’ont pas atteint encore atteint le maximum de leur échelle salariale, n’auraient droit qu’à 1 % par année.
« Les gens sont en colère », témoigne le président du Syndicat des travailleurs et travailleuses des épiciers unis Metro-Richelieu-CSN, Matthieu Lafontaine. « L’inflation des dernières années a été très dure pour nos membres. On s’est appauvris considérablement, pendant que le groupe Metro multipliait les profits en profitant de la hausse du panier d’épicerie. On mérite notre part et on va continuer notre combat ! Depuis le déclenchement de la grève, nous avons réitéré notre entière disponibilité. Malheureusement, l’employeur n’a toujours pas accepté notre invitation à reprendre les travaux à la table de négociation. »
Comme leur dernière convention collective a été négociée avant la pandémie et que l’inflation a depuis frappé de plein fouet, les 550 travailleuses et travailleurs demandent un rattrapage salarial important. Des questions liées à la sous-traitance du transport dans un contexte de « chauffeurs inc. », à la santé et la sécurité au travail et à la protection du télétravail pour les employé-es du siège social sont également en jeu.
Le président de la Fédération du commerce-CSN, Serge Monette, rappelle à quel point les dernières années ont été fructueuses pour le groupe Metro. « En six ans, le chiffre d’affaires a grimpé de 28 %, les profits ont augmenté de 39 % et les dividendes aux actionnaires de 56 %. Les salaires des employé-es, pour la même période ? Seulement 11 %. »
Une telle situation financière permet largement au groupe Metro de répondre aux demandes salariales de ses salarié-es, enchaîne le président du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN, Bertrand Guibord. « Chez Metro, le salaire d’entrée tourne autour de 20 $ l’heure. Un salaire dérisoire comparativement aux profits démesurés réalisés au cours des dernières années. Se faire offrir entre 1 et 2 % par année, c’est insultant. Les grévistes de Metro auront notre appui jusqu’à ce qu’une entente satisfaisante soit atteinte. »






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