L’Association professionnelle des ingénieurs du Gouvernement du Québec (APIGQ) a d’abord souhaité être considérée comme un groupe prioritaire vu l’état criant des infrastructures publiques : refus catégorique du Conseil du trésor. Ils ont ensuite voulu le même traitement que les 30 000 fonctionnaires du SFPQ : refus catégorique du Conseil du trésor. Ils ont ensuite participé à la médiation où le Conseil du trésor s’est refusé à tout compromis. Dans le cadre de sa plus récente offre, le Conseil du trésor demande maintenant un retour en arrière sur des enjeux majeurs qui avait permis le règlement de la dernière négociation.
« C’est clairement de l’acharnement. Le Conseil du trésor a eu toutes les occasions d’éviter cette grève. Ils ont fait le choix de la provoquer pour aussi peu que quelques pourcentages de salaire qu’ils ont donné sans problème aux autres fonctionnaires. Si c’est pour être comme ça, on est parti pour la longue grève et c’est la CAQ qui est à blâmer », a dénoncé Marc-André Martin, président de l’APIGQ.
Précisons que chaque année, le gouvernement dépense 500 de millions $ auprès des firmes de génie-conseil privé et investit 17 milliards $ dans le Plan québécois des infrastructures. Paradoxalement, l’écart qui sépare un règlement avec les ingénieurs de l’État ne représente qu’une somme inférieure à 15 millions $. Des sommes bien dérisoires en comparaison, qui permettraient pourtant de mieux contrôler les projets d’infrastructure, d’en assurer une meilleure qualité et de renforcer également la reddition de compte des travaux.
« Pour ce déclenchement de la grève, l’APIGQ ne prévoit pas de grand rassemblement ni de manifestation. Nos membres seront à la maison, en vacances forcées. Quand la CAQ voudra que les chantiers reprennent, ils sauront où nous trouver » a déclaré M. Martin.


Un message, un commentaire ?