Les échanges en conciliation entre le Syndicat des travailleuses des CPE et des bureaux coordonnateurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean FSSS-CSN — représentant les syndiquées du CPE Le Jardin de Robi — et la direction du CPE se sont multipliés dans les dernières semaines. Les rencontres se sont multipliées dans les dernières semaines, ce qui nous a menés à conclure une entente concernant entre autres la rémunération de la pause repas. Rappelons que les travailleuses avaient déclenché la grève le 22 octobre 2025 pour maintenir leurs acquis.
Ce conflit de travail a été le premier à être affecté par la loi 14 du gouvernement de la CAQ. En freinant le droit de grève des travailleuses et des travailleurs, cette loi favorise les employeurs et prolonge les conflits. La cause des travailleuses du Jardin de Robi est d’ailleurs devant les tribunaux. Le Tribunal administratif du travail (TAT) doit ainsi décider prochainement si le mécanisme de la loi qui a limité la grève au CPE est contraire à la liberté d’association, donc aux droits fondamentaux des travailleuses et des travailleurs.
« Après de longs mois à lutter sans relâche pour le respect, les employées sont soulagées d’obtenir une entente. Rappelons qu’elles ne voulaient que maintenir leurs conditions de travail. Nous pouvons maintenant rentrer au travail la tête haute », explique la présidente du syndicat, Nathalie Duperré.
« Ça prend du courage pour se tenir debout si longtemps face à un employeur qui veut s’en prendre à nos conditions de travail. Espérons maintenant que le CPE mettra ses énergies à rebâtir des ponts avec les travailleuses plutôt qu’à poursuivre des démarches juridiques coûteuses et stériles », poursuit la présidente du Conseil central du Saguenay-Lac-Saint-Jean-CSN, Manon Tremblay.
« Les travailleuses du CPE Le Jardin de Robi sont les premières à vivre les contrecoups de la dérive autoritaire du gouvernement caquiste. Nous avons maintenant une démonstration claire des effets de cette loi antisyndicale. La CSN va continuer de porter la voix des travailleuses et des travailleurs sur tous les fronts pour défendre leurs droits fondamentaux », de conclure le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.


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