Édition du 16 juin 2026

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L’attitude de Quebecor suscite la honte à Saskatoon

(MMQ) L’attitude de Quebecor dans l’actuel conflit au Journal de Québec scandalise l’ensemble des leaders syndicaux du Syndicat canadien de l’énergie et du papier (SCEP), plus particulièrement ceux qui travaillent dans le domaine des médias. « Honte à Quebecor », s’indigne son vice-président national média, Peter Murdoch.

Dénonçant l’attitude de Quebecor, M. Murdoch a rappelé aux quelque 150 délégués qui assistaient à la conférence annuelle du SCEP, en fin de semaine, à Saskatoon, que le Journal de Québec avait connu la plus forte progression de son tirage parmi tous les quotidiens canadiens au cours de l’année précédant le lock-out.

Ce lock-out est d’autant plus honteux, a-t-il fait remarquer, qu’il a été déclenché au moment où le Journal de Québec générait des profits annuels nets de 25 millions de dollars. « Une situation financière aussi enviable ne justifie pas une telle offensive contre des travailleurs », dit-il.

En publiant et en distribuant quotidiennement leur propre journal, les travailleurs en conflit montrent bien leur engagement envers la communauté de Québec qu’ils servent, affirme M. Murdoch.

Le porte-parole des travailleurs en lock-out, Denis Bolduc, a eu le privilège, samedi midi, de s’adresser aux délégués. Il a ainsi eu l’occasion d’expliquer aux personnes présentes comment Quebecor a préparé l’actuel conflit et de quelle façon l’entreprise a tenté d’intimider les travailleurs en multipliant notamment les manœuvres judiciaires depuis le déclenchement du lock-out.

On aurait entendu une mouche voler dans la salle, tellement les délégués étaient attentifs.

Après avoir entendu le récit de ce lock-out sauvage et inutile, ainsi que de toute la campagne d’intimidation orchestrée par Quebecor dans les mois précédant le conflit, le président de la section locale 87-M du SCEP, en Ontario, Brad Honywill, a assuré les travailleurs du Journal de Québec du soutien moral et financier de son groupe.

La voix étranglée par l’émotion, le président de la section locale médiatique la plus grande du SCEP a invité les autres syndicats du groupe à débloquer des fonds récurrents pour les travailleurs du Journal de Québec.

La rencontre a aussi permis au porte-parole des travailleurs en lock-out d’échanger avec le président de l’Union des journalistes du Royaume-Uni, Jeremy Dear.ce lien sera ouvert dans une nouvelle fenêtre. Son syndicat regroupe 40,000 membres dans toute la Grande-Bretagne, l’Écosse et l’Irlande. Il milite en faveur de la liberté de presse et des droits des journalistes et des travailleurs.

M. Dear retourne en Europe avec plusieurs exemplaires du numéro spécial du MédiaMatinQuébec expliquant le conflit. Il a assuré qu’il parlerait à ses collègues des enjeux du lock-out qui a lieu à Québec et qu’il analysera la possibilité d’aider financièrement les travailleurs.


Source : SCFP

Mots-clés : Communiqués

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