Montréal, le 17 avril 2008. Le Comité logement Centre-Sud se joint au Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) pour dénoncer la décision de la SHDM de vendre à rabais et en catimini les immeubles du 1225 Sussex et du 1850 Lincoln à un société de gestion privée.
Ces deux immeubles représentent à eux seuls 177 unités de logements abordables dans un secteur de la Ville où les logements sociaux sont pratiquement inexistants bien que les besoins soient énormes. En effet, le secteur Peter McGill, délimité notamment par la rue Bleury, à l’est, et la rue Atwater, à l’ouest, dans l’arrondissement de Ville-Marie, accueillait en 2001, selon Statistique Canada, 16 980 ménages, dont 3 660 ménages à faible revenu qui consacraient 50% et plus de leur revenu brut au logement. Avec un taux d’inoccupation de 1,4 % à Montréal pour les logements ayant un loyer inférieur à $700, il est impératif de maintenir la propriété publique des immeubles. La SHDM doit poursuivre sa mission d’offrir des logements abordables.
Au moment même où la SHDM se désengage et met en péril le logement abordable dans l’arrondissement Ville-Marie, le maire de Montréal, M. Gérald Tremblay nous apprend que la SHDM vient de garantir à un autre promoteur privé l’achat de 150 condos sur le site des Places l’Acadie et Henri-Bourassa, dans l’arrondissement Ahunstic-Cartierville. « La Ville de Montréal devrait investir davantage dans le développement de logement social et mettre la SHDM à contribution afin de développer autre chose que des condos, par exemple afin de constituer une réserve foncière permettant le développement de projets sociaux sur le territoire de la ville » s’indigne Éric Michaud, du Comité logement Centre-Sud.
Face à cette dilapidation des biens publics et à la menace qu’elle représente pour les 177 ménages locataires pour leur maintien dans leur logement, les organismes de défense des droits des locataires demandent à la SHDM d’interrompre la transaction de toute urgence. De plus, le comité exécutif de la Ville de Montréal doit cesser immédiatement de se départir de ses immeubles à loyers abordables au profit d’intérêts privés. Il en va de la qualité de vie de plusieurs centaines de ménages locataires à faible revenu.
Source : RCLALQ

