Édition du 24 novembre 2020

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Santé et sécurité au travail

Le CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal au cœur de la COVID-19 (FIQ)

Les professionnelles en soins rapportent leur dure réalité.

MONTRÉAL, le 27 août 2020 - Le syndicat FIQ - Syndicat des professionnelles en soins de santé du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal remettra à ses membres et à la direction du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’île-de-Montréal un bilan syndical à propos de la crise de la COVID-19. Ce bilan vise à relater la réalité des professionnelles en soins qui ont traversé la crise de la COVID-19 dans le CIUSSS qui a été, au Québec, l’épicentre de la pandémie et à faire 9 recommandations pour éviter de répéter ces erreurs lors d’une deuxième vague de contamination.

Un terrain miné avant la pandémie

À l’instar de nombreux établissements de soins au Québec, la gestion de la main-d’œuvre du CIUSSS dépendait de la grande flexibilité et la mobilité de la main-d’œuvre. Cette dépendance entrait en totale contradiction avec les principes de gestion d’une pandémie. « Nos membres travaillent sur un territoire sensible de l’île de Montréal où les besoins de santé sont criants, et le CIUSSS est rapidement devenu le centre de référence aussi bien pour le dépistage que pour le traitement des personnes atteintes par la COVID-19, dans un contexte où le déplacement du personnel était la solution unique pour l’employeur et où les deux tiers des postes en prévention et contrôle des infections étaient vacants, tout était là pour que le CIUSSS perde le contrôle ! », souligne Françoise Ramel, présidente par intérim du FIQ-SPSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.

Entre confusion et contamination

L’employeur a pris du temps à informer correctement les membres et le syndicat au sujet des équipements ou bien à propos de l’organisation de la main-d’œuvre. Ce n’est que presque 2 mois après le début de la crise, que l’employeur a rencontré le syndicat pour présenter le plan de délestage des salariées en adaptation à la crise. « L’engagement des professionnelles en soins a été immédiat et sur l’ensemble des 380 salariées du CIUSSS déplacées sans leur consentement, seulement 5 professionnelles en soins ont manifesté un refus. Nous étions extrêmement en colère d’entendre François Legault prétendre que les professionnelles en soins fuyaient la situation. Au contraire, si elles n’avaient pas été là, la catastrophe aurait été encore plus grande ! Il y a bien eu 628 professionnelles en soins en arrêt de travail, mais c’est parce qu’elles avaient contracté le virus ou avaient été en contact avec des personnes infectées. », affirme Françoise Ramel.

Une première vague qui a laissé des séquelles

Les professionnelles en soins ont été confrontées à un très grand nombre de décès au même moment où l’arrêté 2020-007 et plusieurs autres ont été mis en place par le gouvernement pour avoir les salariées entièrement disponibles. « Imaginez la situation, en même temps qu’elles affrontaient sur le plan professionnel des situations dramatiques, elles étaient contraintes à sacrifier leur vie privée et à s’exposer elles-mêmes à cette nouvelle maladie. Je suis certaine que personne ne calcule le coût humain de cette expérience. Nos membres s’attendent à des changements importants dans leurs conditions de travail pour être en mesure de surmonter une seconde vague ! », insiste Françoise Ramel.

Lien vers le rapport et les 9 recommandations.

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