Édition du 2 juin 2026

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Le Collège Lionel-Groulx ferme ses portes sous de faux prétextes, l'État policier débarque en banlieue !

Ste-Thérèse - Mercredi 8 octobre - Alors que des étudiants et
étudiantes de plusieurs polyvalentes, cégeps et universités ont prévu de
converger vers le Collège Lionel-Groulx pour assister à un événement
politique, la direction de l’établissement, afin de s’assurer que ce dernier
n’aura pas lieu, choisit de fermer ses portes pour la journée en
s’embourbant dans toutes sortes de manigances.

L’administration a d’abord prévu de changer le lieu du Conseil
d’Administration du 7 octobre vers l’Hôtel Hilton de Laval prétextant de
faux problèmes techniques, ce qui a effectivement été fait hier. Puis, il
s’agissait de fermer l’institution pour la journée du 8 octobre toujours et
encore sous de faux motifs.

Elle le fait en ayant préalablement manigancé un quelconque problème de force majeur et ainsi, déjoue et ment délibérément à toute la communauté collégiale. Il est ici essentiel de se demander ce qui peut motiver, ce qui peut pousser ces gestionnaires à agir de cette façon.

La direction du cégep a eu peur que nous tenions un événement politique, libre et ouvert à tous et toutes permettant de discuter, d’échanger et de débattre sur les enjeux qui touchent et le mouvement étudiant et la jeunesse en général, en dépassant le cadre trop étroit de la politique qu’on nous présente lors des élections.

Aujourd’hui cette direction ferme le Cégep sous de faux prétextes en ayant au préalable manigancé un plan construit sur des mensonges.

L’administration a d’abord déplacé la réunion du Conseil d’Administration du 7 octobre à l’Hôtel Hilton de Laval, en prétextant de graves problèmes techniques dans la Salle du Conseil (alors que celle-ci était parfaitement fonctionnelle). Aujourd’hui, elle continue à utiliser des mensonges pour justifier sa décision de fermer tout bonnement le Cégep en prétextant un quelconque cas de force majeure. La direction du Cégep ment délibérément aux étudiantes et étudiants et à toute la communauté collégiale.

Ce comportement hypocrite ne fait que témoigner de la mauvaise foi de la direction.

Malgré de nombreuses rencontres avec des étudiants organisateurs de
l’événement, l’administration du Collège Lionel-Groulx sans raison
justifiée a décidé de bafouer le droit à la liberté d’expression dans un
établissement d’éducation et d’ouverture intellectuelle, l’administration a
aujourd’hui fait le choix de fermer l’établissement.

Le comité organisateur du 8 octobre, dont la section locale est composé
d’une dizaine d’étudiants et étudiantes du Collège souhaite tenir diverses activités de discussions, d’échanges et de débats sur des thématiques alternatives, dans le cadre du quarantième anniversaire des occupations d’octobre 68, qui avait débuté au Collège Lionel-Groulx. L’Association des Étudiants et Étudiantes du Collège Lionel-Groulx (AGEECLG) a appuyé l’événement, car elle y a vu une occasion pour les jeunes d’aujourd’hui de s’approprier la politique à leur manière, au-delà du contexte électoral, d’occuper politiquement c’est-à-dire par leur simple présence et les débats qui s’y feront, un espace libre et disponible dans une institution qui se veut publique.

On peut contacter un porte-parole au 819-660-1687, Association générale des étudiants et étudiantes du Collège de Lionel-Groulx (AGEECLG)

L’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante appuie l’AGEECLG
dans sa dénonciation de l’attitude répressive de la direction du Collège
Lionel-Groulx

Mots-clés : Communiqués

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