Édition du 16 juin 2026

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Le RCLALQ s'inquiète du sort des familles en recherche de logement

Montréal, le 5 juin 2008. Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) tient à commenter certaines des données de la SCHL publiées aujourd’hui en tenant compte de différentes variables. Entre autres, si le taux d’inoccupation se situe à 2,8% à Montréal, il n’en demeure pas moins que pour des logements familiaux de 3 chambres à coucher, le taux d’inoccupation redescend à un taux plus inquiétant de 1,3%. Les difficultés de trouver un logement abordable pour les familles est toujours une problématique inquiétante.

À Québec, avec un taux d’inoccupation de 1,1 %, c’est l’ensemble des locataires qui éprouvent des difficultés à se loger. À l’approche du premier juillet, les groupes de défenses des droits des locataires de la région de Québec craignent de voir le nombre de sans logis augmenter. « Y aura-t-il des mesures de soutien adéquates pour les ménages ? Y aura-t-il des programmes de supplément au loyer pour répondre aux besoins ? », s’inquiète Nicole Dionne, porte-parole du Bureau d’animation et information logement (BAIL).

La situation est dramatique dans la région de Trois-Rivières où le taux d’inoccupation est de 1,3% et atteint même 0,3% pour les grands logements. Par contre, les locataires de Gatineau devraient pouvoir souffler un peu puisque le taux d’inoccupation atteindra 4,1%. Or, il ne faudrait pas se réjouir trop vite précise France Emond, du RCLALQ « Pour les logements abordables, le taux d’inoccupation reste extrêmement bas et ce partout au Québec avec pour conséquence qu’un nombre de plus en plus important de ménages doivent faire des choix déchirants : le loyer ou la nourriture ». La situation à Sherbrooke en est un exemple patent. Alors que le taux d’inoccupation est de 2,1%, ce même taux diminue à 1,3% pour les logements de trois chambres à coucher. Le RCLALQ tient à rappeler que près de 500 000 ménages déboursent plus de 30% de leurs revenus pour se loger.

Selon le RCLALQ, seul un vrai contrôle des loyers pourrait remédier à cette situation et permettre aux familles québécoises de souffler un peu. Le RCLALQ estime que les propriétaires ont beau jeu d’augmenter les loyers lors du départ des locataires en juillet car il n’existe aucune disposition prévue au Code civil pour contrôler adéquatement les hausses abusives de loyers. Pour éviter de telles hausses, en particulier lorsque le marché est tendu, le RCLALQ demande à la ministre des Affaires municipales et des Régions, Mme Nathalie Normandeau, de créer un registre des baux à la Régie du logement. « Alors que les locataires peuvent contacter Hydro-Québec pour connaître le coût en énergie du logement convoité, il est pratiquement impossible de connaître le montant du dernier loyer, alors que c’est la dépense principale d’un ménage locataire », s’indigne France Emond du RCLALQ.

Mots-clés : Communiqués

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