Édition du 24 mars 2020

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Services publics

Le STTP demande aux libéraux de rétablir la livraison à domicile à temps pour les Fêtes

OTTAWA, le 4 déc. 2015 - Judy Foote, ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, a dit au Journal de Montréal aujourd’hui qu’elle ne pouvait pas confirmer que le service de livraison à domicile serait rétabli aux résidents qui ont perdu ce service depuis l’annonce des compressions à Postes Canada en décembre 2013.

En réponse à ce commentaire de la ministre, le syndicat qui représente les travailleuses et travailleurs des postes a cité de nombreux reportages au sujet de résidents qui sont incapables d’obtenir leur courrier parce les nouvelles boîtes postales communautaires, conçues aux États-Unis, ont tendance à geler. Et l’hiver ne fait que commencer !

« Il n’est pas trop tard pour rétablir le service de livraison à domicile à temps pour les Fêtes », affirme Mike Palecek, président national du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), en précisant que les factrices et facteurs qui desservent ces itinéraires travaillent encore à Postes Canada.

« Plus nous tardons à rétablir la livraison à domicile, plus il sera difficile de le faire. »

Le Syndicat est toutefois ravi que la ministre Foote ait annoncé qu’un projet d’examen du mandat de Postes Canada était en préparation. Le STTP fait campagne pour la tenue d’un examen public qui remettra à l’ordre du jour la prestation de services bancaires dans les bureaux de poste.

 « Les grandes banques canadiennes viennent tout juste d’annoncer des profits combinés astronomiques de 35 milliards $ », fait remarquer Mike Palecek. « Une fraction minuscule de cet argent suffirait à financer un meilleur service postal public pour tout le monde. »

Le STTP espère que le nouveau gouvernement libéral rendra enfin public l’étude fortement censurée qu’a réalisée par Postes Canada sur la prestation des services bancaires postaux et dont le gouvernement précédant refusait de discuter.

« Les banques enregistrent des profits de 35 milliards $, tout en nous imposant des frais bancaires et des frais de guichets automatiques parmi les plus élevés au monde, sans compter que plus de deux millions d’entre nous sont délaissés par les banques et doivent se tourner vers les prêteurs sur salaire. Clairement, le temps est venu de discuter de la création d’une option publique en matière de services bancaires », affirme Mike Palecek.

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