TORONTO, le 10 oct. - Les données relatives à la création d’emplois
diffusées aujourd’hui dans l’Enquête sur la population active indiquent une hausse importante du nombre d’emplois à temps partiel, un signe indicatif, selon Ken Lewenza, président national des TCA, de la nouvelle politique économique menée par le gouvernement conservateur de Stephen Harper.
"Cette politique économique se traduit par une nette augmentation du
nombre d’emplois à temps partiel au détriment des emplois à temps plein, en particulier dans le secteur industriel", a déclaré M. Lewenza. "Il se peut que le Parti conservateur s’attribue les mérites de la création d’emplois, mais les emplois à temps partiel ont peu d’incidence sur les 167 000 emplois sur lesquels comptaient les familles et qui ont été perdus dans le secteur manufacturier depuis que les conservateurs ont pris le pouvoir il y a deux ans et demi."
L’Enquête sur la population active, qui fournit chaque mois des données
et des analyses du marché de l’emploi au Canada, indique que 107 000 nouveaux emplois ont été créés en septembre. Toutefois, neuf emplois créés sur dix sont des emplois à temps partiel.
"On ne peut pas s’attendre à ce que les Canadiens aient deux ou trois
emplois à temps partiel juste pour joindre les deux bouts", a affirmé M.
Lewenza. "Pour bon nombre des 350 000 travailleurs dans le secteur
manufacturier qui ont perdu leur emploi depuis 2002, c’est exactement ce quiest en train de se passer."
M. Lewenza souligne que les emplois à temps partiel dans la plupart des
secteurs de l’économie offrent des salaires inférieurs à la moyenne et, dans peu de cas seulement, des régimes de retraite et des avantages sociaux. De plus, ils offrent très peu de stabilité pour les travailleurs. "Nous constatons de plus en plus que les emplois qui étaient auparavant des postes à temps plein, par exemple dans les secteurs de la vente au détail, du tourisme et de la santé, sont remplacés petit à petit par des emplois à temps partiel offrant peu d’avantages sociaux et des salaires plus bas", a précisé M. Lewenza. "Cette situation illustre une tendance très inquiétante pour la santé de l’économie du pays et ce n’est certainement pas ce que nous voulons léguer aux prochaines générations."

