Édition du 16 juin 2026

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Les TCA critiquent vivement la promesse de Stephen Harper d'assouplir les règlements régissant les prises de contrôle étrangères

TORONTO, le 12 sept. La promesse électorale du chef du Parti
conservateur, Stephen Harper, consistant à assouplir davantage les règles en matière d’investissements étrangers, lesquelles régissent la prise de contrôle d’entreprises canadiennes, représente un énorme pas dans la mauvaise direction pour notre pays, affirme Ken Lewenza, président national des TCA.

"Le dossier du gouvernement Harper sur la gestion de l’économie
canadienne est déjà épouvantable", a-t-il déclaré. "Nous traversons
actuellement avec difficulté une crise massive dans les secteurs de la
fabrication et des ressources, laquelle a donné lieu à la perte de dizaines de milliers de bons emplois", a souligné aujourd’hui Ken Lewenza.

"Permettre à des sociétés étrangères de contrôler encore davantage notre économie ne fera qu’aggraver les choses. Nous avons déjà assisté au démantèlement d’entreprises canadiennes à cause des règlements actuels peu sévères en matière de prises de contrôle. Une telle politique n’est pas une solution à nos difficultés économiques et elle pourrait conduire à la liquidation de nos ressources nationales", a poursuivi Ken Lewenza.

Pensez à la liste d’importantes sociétés canadiennes tombées récemment aux mains d’intérêts étrangers sans examen approprié pour protéger les emplois canadiens et sans souci des meilleurs intérêts du Canada : Alcan, Falconbridge, Inco, Molson, Fairmont, La Baie et Dofasco, pour n’en citer que quelques-unes. Selon Bloomberg News, en 2007, les prises de contrôle ont touché 1 848 entreprises et atteint un montant record de 314 milliards de dollars, dépassant le précédent sommet de 281,7 milliards de dollars observé en 2006.

Depuis que Statistique Canada a commencé à recueillir des données sur la productivité, en 1961, les conservateurs de Stephen Harper sont le premier gouvernement fédéral témoin d’un recul de la productivité moyenne à l’échelle nationale pendant la durée de son mandat. Un rapport récent du Centre canadien de politiques alternatives indique que la productivité a accusé un retard cumulatif pendant la durée du mandat du gouvernement Harper.

Depuis l’élection de Stephen Harper, en janvier 2006, environ 170 000
emplois du secteur manufacturier ont été supprimés et plusieurs milliers sont en voie de disparaître à mesure que les retombées des fermetures d’usines et des réductions de personnel s’aggravent.

L’annonce faite aujourd’hui par Stephen Harper à l’effet que son
gouvernement ferait passer le seuil établi pour l’examen automatique de toutes les prises de contrôle étrangères par le gouvernement à un milliard de dollars au lieu des 295 millions de dollars actuels signifie qu’un énorme morceau de notre économie ne serait assujetti à aucun examen du gouvernement fédéral lorsqu’une prise de contrôle est planifiée, a déclaré Ken Lewenza.

"Comment le fait de permettre de nouvelles prises de contrôle de nos
compagnies aériennes ou de notre secteur de l’uranium peut-il créer plus
d’emplois canadiens ou renforcer notre économie ?" a-t-il demandé.
"Comment pouvons-nous faire confiance à Stephen Harper en ce qui a trait à l’économie alors que son gouvernement est responsable d’une baisse de la productivité et d’énormes pertes d’emplois dans le secteur manufacturier et dans celui des ressources, et qu’il veut à présent déréglementer davantage les prises de contrôle d’entreprises canadiennes par des intérêts étrangers ?", a conclu Ken Lewenza.

Mots-clés : Communiqués

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