Édition du 2 juin 2026

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Les droits des travailleurs en danger en Saskatchewan

Le président national des TUAC Canada estime que le remaniement à motivations politiques survenu à la CRT de la Sask. compromet les droits du travail

Le renvoi soudain du président et de deux vice-présidents de la Commission des relations de travail de la Saskatchewan (CRTS) par le gouvernement du Parti saskatchewanais de Brad Wall constitue « une agression envers les travailleurs et travailleuses de la Saskatchewan et une attaque contre le principe de processus impartial en matière de relations de travail », de dire Wayne Hanley, président national des TUAC Canada, l’un des plus grands syndicats du secteur privé du pays représentant plus de 240 000 membres à travers le Canada.

Les congédiements viennent à la suite des changements à la Trade Union Act de la Saskatchewan proposés par le gouvernement Wall qui rendraient la province une des plus difficiles au Canada pour la syndicalisation. Les changements pro-entreprises et anti-syndicats furent proposés dès les premières semaines de l’entrée au pouvoir du Parti saskatchewanais.

« Lorsqu’il faisait partie de l’Opposition, Brad Wall a confirmé que si son parti gagnait aux prochaines élections, il déclarerait la ‘guerre’ contre les syndicats », explique Hanley. « Les changements proposés à la législation du travail ainsi que ces congédiements s’inscrivent dans un programme visant à réduire les droits des travailleurs. »

« Le communiqué de presse du gouvernement mentionnait que les trois membres congédiés de la CRTS avaient fait du bon travail mais qu’ils ‘furent licenciés sans cause’ quand même. En remplaçant l’ancien président par un nouveau président dont les antécédents comprennent des campagnes de retrait d’accréditation syndicale, le premier ministre Wall se trouve à politiser un système juridictionnel qui est censé être impartial », continue Hanley.

« Le rôle des dirigeants de la commission est de rendre des décisions uniquement en vertu de la Loi et non du premier ministre. La Commission des relations du travail de la Saskatchewan n’est pas un endroit pour des nominations politiques. »

Le bouleversement à la CRTS (qui régit les requêtes en accréditation syndicale, l’arbitrage de premières conventions collectives, et tranche les plaintes relatives à des actes préjudiciables d’employeurs) a pour l’instant provoqué l’interruption des activités de la commission. Au moins huit requêtes de la section locale 1400 des TUAC Canada sont en cours à la CRTS. La section locale 1400 attend également des décisions de la CRTS relativement à des dossiers où les auditions sont terminées, y compris une requête en accréditation pour les employés d’un magasin Wal-Mart à Weyburn (Sask.).

« Il se peut qu’on permette aux anciens président et vice-présidents de rédiger les motifs de décision pour certains des dossiers qu’ils ont traités », indique Paul Meinema, président de la section locale 1400 des TUAC Canada. Ceci est déjà arrivé en circonstances semblables dans d’autres juridictions, mais personne ne nous a informés de ce qui se passe à l’heure actuelle, sauf quelques dates d’audition qui ont été annulées jusqu’à nouvel avis. »

Ce qui est clair est que « la ‘guerre’ du premier ministre Wall est une guerre contre les droits des travailleurs de la Saskatchewan », conclut le président national des TUAC Canada, Wayne Hanley. « La Cour suprême du Canada a manifestement conclu en juin que la Charte garantit le droit de négociation collective aux travailleurs canadiens. Les congédiements du premier ministre Wall et son attaque contre la législation du travail de la Saskatchewan ont tourné les droits des citoyennes et citoyens de la Saskatchewan en dommage collatéral. »

Mots-clés : Communiqués

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