Édition du 16 juin 2026

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Les rassemblements du gouvernement éclipsent les victimes de la violence faite aux femmes

OTTAWA — « À l’approche de la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, Stephen Harper a de quoi avoir honte du dossier lamentable de son gouvernement en matière de condition féminine » dit le président d’un des syndicats les plus grands du Canada. « Et pour verser de l’huile sur le feu, il a prévu des rassemblements politiques pour la journée même où nous sommes censés commémorer les victimes de violence faite aux femmes, fait remarquer Dave Coles, président du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier.

« Les compressions pratiquées par le gouvernement conservateur ont bâillonné les personnes qui s’efforcent de mettre fin à la violence faite aux femmes », déclare M. Coles. « Or, voici que M. Harper prévoit éclipser totalement ces personnes en prévoyant des rassemblements anti-coalition pour le 6 décembre. Cela en dit long sur la mesure dans laquelle il est déphasé par rapport à au moins 51% de la population canadienne. Comme les femmes des différentes parties du pays commémoreront le jour tragique, les femmes se rappelleront certainement que les Conservateurs n’ont pas appuyé et n’appuient pas l’accès des femmes à l’égalité. Je peux vous assurer qu’en préparant ses événements, M. Harper n’a pas tenu compte du tout du sens spécial de cette journée.

M. Coles a en outre signalé la Mise à jour financière et économique du ministre des Finances et son projet d’éliminer le droit des femmes d’appeler des décisions sur l’équité salariale au Tribunal canadien des droits de la personne.

« Le jour fatidique du 6 décembre 1989 où Marc Lépine a abattu 14 étudiantes de l’École polytechnique de Montréal simplement parce qu’elles étaient des femmes a ouvert les yeux à de nombreux Canadiens et Canadiennes au sujet de la gravité du problème de la violence faite aux femmes dans notre société. Cependant, près de deux décennies plus tard, Statistique Canada indique que la situation des femmes ne s’est pas améliorée, et en fait qu’elle a empiré dans le cas des femmes autochtones et immigrantes.

« Le gouvernement conservateur a nuit à la capacité des femmes de se faire respecter et traiter d’égal à égal. Les refuges pour femmes battues, le logement à prix abordable et les services de garde d’enfants sont des instruments d’égalité auxquels les femmes des différentes parties du pays doivent avoir accès.

« Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement a annulé le Programme de contestation judiciaire, réduit de près de 40% le budget de Condition féminine Canada, fermé12 des bureaux de cet organisme au Canada, imposé de nouvelles lignes directrices fédérales sur le financement par cet organisme qui interdisent aux organisations récipiendaires de mener des activités de recherche ou de défense de cause pour l’accès des femmes à l’égalité et éliminé les accords conclu avec les provinces en vue d’un régime national sur les services de garde d’enfants.

« De plus, il continue de refuser d’adopter une loi proactive sur l’équité salariale en dépit de la recommandation du Groupe de travail sur l’équité salariale.

« Le fait que le gouvernement retire dernièrement les mots « social » et « égalité » des noms des ministères et programmes illustre encore mieux sa position sur les questions de condition féminine » conclut M. Coles.

Le SCEP, qui compte 150 000 membres, est le syndicat le plus grand du Canada dans plusieurs secteurs de l’économie, y compris la foresterie, l’énergie, les télécommunications et les médias.

Mots-clés : Communiqués

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