Dans plusieurs établissements de santé et de services sociaux, les travailleuses et travailleurs portent des objets de visibilité le mercredi pour dénoncer le démantèlement du réseau par le gouvernement de Philippe Couillard. Dans les dernières semaines, l’employeur de la Buanderie centrale de Montréal (BCM) a empêché des travailleuses et travailleurs qui portaient une casquette CSN d’avoir accès à leur lieu de travail. L’employeur a uniquement ciblé les personnes portant un objet de visibilité syndicale.
« Le geste unilatéral de la direction est illégal, car il constitue, de facto, un lockout. À plusieurs reprises le 25 février et 11 mars, les employé-es ont réitéré leur intention et leur volonté de travailler. À plusieurs reprises, nous avons discuté avec la direction, mais rien n’y fit », lance Marc Beaudry, président du syndicat de la Buanderie centrale de Montréal - CSN
« On ne peut accepter qu’un employeur limite la liberté d’action syndicale de cette façon. Ces tactiques antisyndicales nous ramènent au XIXe siècle. Partout au Québec, les travailleuses et travailleurs s’affichent pour exprimer leur désaccord avec les mesures gouvernementales, le tout sans nuire aux services à la population. Il est grand temps de ramener cet employeur à l’ordre. On se demande comment se fait-il que le ministère permette à cet employeur de contrevenir aux dispositions du Code du travail », explique Luc Bastien, vice-président régional de la FSSS-CSN.

