Faire grève pour mieux prendre soin des aîné-es
Si les salarié-es doivent se résoudre à exercer leur droit de grève, c’est que la négociation piétine. C’est pour que les échanges progressent que des avis de grève ont été transmis aux gestionnaires des sept RPA. À noter que les services essentiels seront maintenus si des grèves ont lieu. Les avis de grève ont été envoyés à ces résidences :
– Manoir St-Augustin, à Gaspé, 19 au 24 juin
– Le Duplessis, à Trois-Rivières, 20 au 24 juin
– Manoir Les Générations, à Rimouski, 20 au 25 juin
– La Roseraie, à Québec, 20 au 24 juin
– Murray Manrèse, à Québec, 20 au 24 juin
– Jardins Logidor, à Québec, 21 juin
– Les Marronniers, à Lévis, 21 juin
« Si les employeurs veulent éviter une nouvelle séquence de grève, il y a une solution simple : régler les négociations. On ne demande pas la lune. Les travailleuses et les travailleurs des RPA veulent juste avoir des conditions de travail décentes pour prendre soin des aîné-es. Il faut que les grands propriétaires de RPA comprennent : ils doivent piger dans leurs profits pour payer leurs salarié-es comme du monde », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Marlène Ross.
Plus de la moitié des RPA ont réglé
Plus de la moitié des RPA qui prennent part à la ronde de négociation coordonnée de la CSN ont obtenu une entente. Parmi les gains, mentionnons une augmentation salariale au minimum de 16,5 % sur 4 ans, une bonification de la retraite et des mesures locales selon les résidences. Toutefois, certains employeurs tardent à accorder les gains de la négociation coordonnée, notamment pour ce qui est des cinq résidences du groupe Cogir.
« Dans trop de RPA, les travailleuses et les travailleurs doivent prendre soin des aîné-es au quotidien avec un salaire sous la barre des 20 $ l’heure. Comment voulez-vous attirer et retenir le personnel avec des conditions aussi difficiles ? Les employeurs sont bien bons pour déplorer la grève, mais pas mal moins proactifs pour donner de bonnes conditions à leurs employé-es. Il est temps que ça change ! », poursuit la vice-présidente de la FSSS-CSN, Lucie Longchamp.





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