Cet outil s’inscrit dans la foulée de deux recherches menées en 2022 et 2025 auprès des journalistes. « Nous souhaitons approfondir nos connaissances sur cet enjeu et outiller les journalistes et leurs employeurs pour mieux faire face aux dangers qui en découlent. Surtout que le phénomène va en s’accélérant », affirme la présidente de la FNCC-CSN, Annick Charette.
Les solutions ne sont pas simples à trouver. Le cyberharcèlement est parfois minimisé et mal compris, tant par les travailleuses et travailleurs que par les employeurs.
Plusieurs journalistes estiment qu’il fait partie du travail et qu’il suffit de « se forger une carapace ». Résultat : une infime partie des cas de cyberharcèlement est consignée par les entreprises, ce qui retarde l’adoption de politiques cohérentes pour protéger leurs employé-es.
« Nous devons donc poursuivre notre travail de sensibilisation et de documentation pour espérer une prise de conscience de la part des employeurs face aux conséquences dangereuses du cyberharcèlement dans le milieu de l’information », soutient Annick Charette.
La FNCC-CSN met également en place un registre de témoignages. Toute victime de cyberharcèlement pourra désormais accéder à une plateforme dédiée pour y décrire plus longuement le ou les épisodes de cyberharcèlement vécus.
Ces travaux sont possibles grâce à la contribution de Stéphane Villeneuve, Ph. D., professeur et chercheur principal à la Faculté des sciences de l’éducation et de Jérémie Bisaillon, Ph. D., coordonnateur de la recherche et du soutien du Service aux collectivités de l’UQAM. La création de la boussole a été rendue possible grâce au travail d’Alain Stockless, Ph. D., au département de didactique.
16 juin, Journée de lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement au travail
Lors de son instance décisionnelle, le 11 juin dernier, les membres de la FNCC ont voté en faveur de la reconnaissance du 16 juin comme la Journée de lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement au travail. « Le 16 juin est vu à plusieurs endroits dans le monde comme étant une journée de lutte contre le cyberharcèlement. Nous souhaitons participer à ce mouvement de sensibilisation mondiale et avoir une pensée particulière pour les travailleuses et travailleurs qui en sont victimes », conclut Annick Charette.










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