Édition du 2 juin 2026

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Syndicalisme

Négociation des cols bleus de Vaudreuil-Dorion - Les employé-es municipaux rejettent l'offre salariale de la ville

VAUDREUIL-DORION, QC, le 4 juin 2026 - Les cols bleus de la ville de Vaudreuil-Dorion ont voté à l’unanimité contre l’offre de l’employeur. Alors que la négociation arrive à ses derniers milles, l’offre salariale de la ville ne permettrait pas aux employé-es municipaux de maintenir leur pouvoir d’achat alors que l’inflation reste forte.

L’assemblée générale du 3 juin a permis de faire le point sur la négociation. Si les échanges sur les conditions de travail ont bien cheminé, la question salariale reste à trancher. La ville offre actuellement 16 % sur 5 ans alors que le Syndicat manuel des travailleurs et travailleuses de Vaudreuil-Dorion (SMTTVD-CSN) demande 22 % sur 5 ans. Les quelque 120 cols bleus ont d’ailleurs un mandat de grève de cinq jours en poche. Si les négociations ne permettent pas d’obtenir une entente dans les prochaines semaines, la mobilisation est appelée à s’accentuer.

« Notre négociation se déroule rondement jusqu’à maintenant. Mais ce qui est sur la table pour nos salaires n’est pas suffisant. Comme tout le monde, nous faisons face à l’inflation. Nous souhaitons obtenir des augmentations salariales qui nous permettent de maintenir notre pouvoir d’achat. Il nous faut un salaire afin de pouvoir vivre dans la ville qu’on dessert chaque jour », explique le président du SMTTVD-CSN, Clayton West.

« Un peu partout au Québec, les employé-es municipaux font un travail essentiel pour desservir la population. Comme tout le monde, ils ont besoin de maintenir leur pouvoir d’achat. La Ville de Vaudreuil-Dorion doit trouver le moyen d’en faire plus pour mettre la négociation derrière elle », poursuit la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics-CSN, Josée Dubé.

« Les cols bleus de Vaudreuil-Dorion envoient un signal clair à leur employeur : ça en prend plus pour régler. Ils n’hésiteront pas à se faire voir et entendre si la négociation traine. Chose certaine, ils peuvent compter sur l’appui du conseil central et de toute la CSN jusqu’à ce qu’ils obtiennent une entente qui leur convienne », de conclure la vice-présidente du Conseil central de la Montérégie-CSN, Annick Primeau.

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