Édition du 16 juin 2026

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Opération relance de l'usine Aleris : les syndiqué-es font du ménage

Tonte de gazon et déploiement d’une banderole sur laquelle on peut lire Relance de l’usine, faites votre offre ! : les syndiqué-es (CSN) d’Aleris à Trois-Rivières ont fait le ménage du parterre de leur usine ce matin pour la rendre présentable et vendable.

« Notre voulons consacrer nos énergies à la relance de notre usine qui est fermée depuis juillet dernier. Afin qu’elle soit être attrayante, elle doit se refaire une beauté, d’où l’action de ce matin. », a indiqué Daniel Goyette, le président du syndicat regroupant 350 travailleurs.

« Spécialisée dans la transformation de l’aluminium, ailettes de radiateurs d’automobiles et autres produits fins, notre main-d’œuvre est disponible et qualifiée. C’est ce que nous voulons également envoyer comme message », a précisé le leader syndical.

« Nous comptons frapper aux portes des différents intervenants économiques et sociopolitiques dans l’espoir que cette relance s’accomplisse. Il y va de nos emplois, de nos revenus et de ceux de nos familles, ainsi que de l’économie de notre région », a aussi affirmé Daniel Goyette.

Rappel des faits

La compagnie américaine Aleris avait décrété un lock-out à son établissement, le 2 juillet. Elle voulait sabrer dans les conditions de travail acquises de haute lutte, en plus de prévoir un plan de transfert de la majorité de la production vers une usine étatsunienne.

L’employeur souhaitait récupérer plus de cinq millions de dollars à même une baisse des salaires et autres avantages sociaux. Le 12 juillet, la direction de l’usine du secteur Cap-de-la-Madeleine a annoncé sa fermeture, malgré des concessions de plus de 3,2 M$ de la part du syndicat.

Appuyé par le Service juridique CSN, le syndicat a entrepris alors les démarches nécessaires pour que ses membres reçoivent des prestations d’assurance emploi et 16 semaines de salaire en vertu de la réglementation québécoise à laquelle sont assujetties les entreprises en cas de fermeture.

On se souviendra qu’Aleris tardait à émettre les avis de licenciement collectif. Depuis, les syndiqué-es ont eu l’assurance qu’ils pourront recevoir des prestations d’assurance emploi. De son côté, la Commission des normes du travail (CNT) du Québec a envoyé un avis réclamant à l’entreprise le versement de 16 semaines de salaire aux travailleurs, soit 5,6 M$.

Dans l’hypothèse où l’employeur ne se conformerait pas à l’avis de réclamation d’ici le 18 novembre, date de la fermeture définitive indiquée par la compagnie, la CNT a annoncé qu’elle entreprendra des poursuites.

Déjà au prise avec la crise forestière, un avenir incertain pour l’usine d’Alcan à Shawinigan, la Mauricie aurait pu se passer de la fermeture d’Aleris, un autre coup dur pour la région.


Source : CSN - 29 septembre 2008

Mots-clés : Communiqués

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