Montréal, le vendredi 6 juin 2008 – Dans une décision sans équivoque, la Commission des relations du travail (CRT) accueille la plainte formulée par les travailleurs en lock-out de Petro-Canada et ordonne à la pétrolière de mettre fin à l’intimidation.
« La décision de la CRT est sans équivoque, Petro-Canada doit revenir à la raison, mettre fin à sa stratégie d’intimidation et à négocier de bonne foi », a déclaré le représentant national du SCEP, Daniel Cloutier.
Le syndicat reproche aux dirigeants de Petro-Canada d’avoir contacté des syndiqués par courriel et par téléphone pour les intimider, en déclarant entre autres que la raffinerie allait fermer si les travailleurs n’acceptaient pas l’offre de l’entreprise, et en dénigrant l’exécutif syndical.
La décision de la CRT vise particulièrement le directeur général de Petro-Canada, Bruno Francoeur, le conseiller principal aux ressources humaines, Daniel Cecchini et le conseiller aux communications, Andrew Pelletier.
Ainsi la CRT ordonne à Pétro Canada :
• De cesser de chercher à entraver les activités du SCEP ;
• De cesser de chercher à s’ingérer dans les activités syndicales ;
• De cesser de chercher à dominer le syndicat ;
• De ne pas tenter de créer une double négociation ;
• De cesser d’intimider ou de menacer des salariés ;
• Et surtout de négocier de bonne foi.
Les 260 travailleurs de la raffinerie de Petro-Canada, affiliés au SCEP, section locale 175, sont en lock-out depuis 17 novembre dernier. « Déjà le syndicat a déposé plusieurs plaintes à l’endroit de Petro-Canada pour négociation de mauvaise foi et pour utilisation de briseurs de grève. Ce lock-out a assez duré, Petro-Canada doit s’entendre avec ses travailleurs », a conclu Daniel Cloutier.

