« Les discours sexistes, homophobes et transphobes sont en hausse, j’ai l’impression de revenir dans le passé ! Personne n’est à l’abri de vivre de la cyberviolence. C’est un fléau qui affecte les jeunes, mais aussi les adultes et particulièrement les femmes avec les discours masculinistes qui nous proviennent des États-Unis. On ne peut pas rester les bras croisés. Le service d’intervention qu’on va créer va pouvoir se mettre en action rapidement pour accompagner les victimes, mais aussi pour intervenir directement auprès des auteurs de ces violences. Ce que Québec solidaire propose est simple : un guichet unique, agile et rapide, pour dénoncer et régler les cas de cyberviolence. Il nous faut plus que des paroles, il faut agir », a déclaré Mme Ghazal, qui a d’ailleurs récemment dénoncé les nombreux exemples de cyberviolence qu’elle a vécu.
Pour y parvenir, un gouvernement solidaire :
– Créerait un service de première ligne qui recevra les signalements des victimes et interviendra directement auprès des auteurs des comportements violents ;
– Créerait un nouveau recours légal permettant à un juge d’émettre une ordonnance rapidement pour faire cesser le comportement visé.
Un modèle qui a fait ses preuves en Nouvelle-Zélande
NetSafe, un service offrant un service similaire depuis 2015 en Nouvelle-Zélande, a fait ses preuves en réglant 97% des cas de cyberintimidation en moins de 15 jours. De plus, seulement 5% des cas ont nécessité une intervention légale, contribuant à désengorger les tribunaux.
« Les personnes qui se font intimider en ligne n’ont pas toujours envie d’aller porter plainte à la police, surtout que dans beaucoup de cas, elles ne veulent pas que la personne aille en prison, elles veulent juste que ça cesse ! La Nouvelle-Zélande a compris que face à un contexte inédit de violence en ligne, il faut une réponse adaptée. On est 10 ans en retard sur la Nouvelle-Zélande, il est temps d’agir », a conclu Mme Ghazal.


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