Montréal, le 28 avril 2008. – La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) invite à conserver une distance critique en ce qui a trait aux évaluations comparatives comme celles publiées aujourd’hui. La Centrale souligne positivement les résultats obtenus, au Québec, par les élèves de 13 ans au Programme pancanadien d’évaluation (PPCE) qui se classent au premier rang en lecture et en mathématiques et au deuxième rang en science, mais émet certaines réserves. « Le danger de ces études, c’est de leur faire dire ce que l’on veut bien et d’occulter les vrais problèmes. Il faut arrêter de se péter les bretelles et travailler à améliorer la situation vécue par nos jeunes de nos écoles », affirme le président de la CSQ, Réjean Parent.
La Centrale tient à rappeler qu’il y a encore, au Québec, plus du quart des jeunes qui sortent des écoles secondaires sans avoir obtenu leur diplôme d’études secondaires avant 20 ans et le taux de diplomation recule depuis les États généraux sur l’éducation en 1996, passant de 73 % à 70 % alors que l’objectif de 2010 était de 85 %. De plus, le taux de décrochage est encore à 24,2 % pour 2005-2006 et il peut même excéder 50 % dans certains milieux défavorisés.
De plus, pour la CSQ, il est pernicieux de faire de lien direct entre les résultats des évaluations du PPCE et la première cohorte issue du Renouveau pédagogique puisque les élèves réussissent bien depuis 2000 à certaines enquêtes internationales, comme PISA. « Certains font des raccourcis grossiers. S’il y a des conclusions à tirer concernant le système d’éducation au Québec, il faut aller au-delà de ces enquêtes et prendre en compte la réalité qui est la nôtre, c’est-à-dire, une intégration massive des élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA), un écrémage de la classe régulière et une concurrence déloyale de l’école privée qui créent une dynamique d’exclusion des élèves qui n’est pas favorable à la réussite du plus grand nombre », conclut le président de la CSQ.
Source : CSQ

