Québec, le 19 septembre 2008 – Dans le cadre de l’élection partielle dans Jean-Talon, le porte-parole de Québec solidaire Amir Khadir et le candidat du parti dans cette partielle Marc-André Gauthier s’interrogent sur l’impartialité des acteurs ayant pris la décision de l’agrandissement et de la rénovation de l’Hôtel-Dieu de Québec en mode PPP. « Les partenariats public-privé aggravent l’érosion du système public de santé au plus grand profit des promoteurs privés, avec en prime l’escalade des coûts et les décisions prises derrière des portes closes. Pour Québec solidaire, il est impératif de mettre fin à ce mode de gestion », affirme Amir Khadir.
Lors de la campagne électorale de l’an dernier, le ministre Philippe Couillard promettait de moderniser l’Hôtel-Dieu pour 400 millions de dollars, sans jamais mentionner que ce projet serait réalisé en mode PPP. Amir Khadir s’interroge : « Pourquoi, dix-huit mois plus tard, nous annonce-t-on un projet de 635 millions de dollars qui, cette fois-ci, sera réalisé en PPP ? Ce changement de cap est-il lié au fait que Philippe Couillard et le directeur du CHUQ René Rouleau soient passés au privé ? » Si la réponse n’est pas là, Amir Khadir met au défi le ministre Bolduc de rendre public le rapport de l’agence des PPP ayant convaincu les deux protagonistes de prendre cette décision, « afin que la population puisse juger par elle-même de l’avantage d’une rénovation en mode PPP ».
Le candidat de Québec solidaire à l’élection partielle dans Jean-Talon Marc-André Gauthier trouve quant à lui inquiétant le manque de transparence entourant ce dossier : « Non seulement le rapport justifiant le mode PPP n’est pas rendu public, mais en plus, on ne peut pas avoir accès gratuitement à l’appel de manifestation d’intérêt, puisque la responsabilité de celui-ci à été confiée à une entreprise privée qui charge des frais pour avoir accès au document. ».
Pour le candidat, il est inacceptable que les citoyen-nes soient privés d’information sur des projets payés à même des fonds publics. « M. Bolduc doit rendre publique ces informations, au nom de la transparence la plus élémentaire. S’il s’entête dans son refus, j’ai bien l’intention d’avoir recours à la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels, afin que la population ait accès à toute l’information dans ce dossier ».

