Montréal, le 3 décembre 2008. – La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et l’Alliance des intervenantes en milieu familial du Saguenay–Lac-Saint-Jean (ADIM-Saguenay–Lac-Saint-Jean), affiliée à la CSQ, ont déposé, hier, deux requêtes pour syndiquer les responsables d’un service de garde (RSG) en milieu familial du grand Chicoutimi et celles de l’arrondissement de Jonquière.
Le vice-président de la CSQ, M. Daniel B. Lafrenière, a fait l’annonce de cette démarche en mentionnant que la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean est au cœur des régions ciblées par la centrale syndicale dans le processus de syndicalisation des RSG qu’elle a lancé le 31 octobre dernier.
« Plusieurs RSG du Saguenay–Lac-Saint-Jean attendaient depuis cinq ans de pouvoir retrouver leur droit à la syndicalisation et à la négociation que le gouvernement Charest leur avait retiré en décembre 2003 avec l’adoption de la loi 8. Ces femmes ont donc accueilli comme une grande victoire le jugement invalidant la loi 8 et la décision du gouvernement de ne pas aller en appel », explique M. Lafrenière.
Des requêtes semblables à venir pour toute la région
Le vice-président de la CSQ précise que les requêtes en accréditation, déposées hier, touchent donc les RSG de deux des sept bureaux coordonnateurs de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean.
« Ces bureaux représentent 337 RSG sur un total de 696 au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Ce n’est qu’un début puisque nous avons bien l’intention de déposer des requêtes semblables pour l’ensemble des RSG de la région. Des demandes en ce sens nous parviennent d’ailleurs des quatre coins du Saguenay–Lac-Saint-Jean », soutient M. Daniel B. Lafrenière.
Une grande occasion de solidarité
Pour sa part, la présidente de l’ADIM-Saguenay–Lac-Saint-Jean, Mme Sonya Tremblay, se réjouit de constater que le nombre des RSG désireuses de mettre fin à leur isolement pour se tourner vers la solidarité, augmente sans cesse dans la région.
« En étant privées du droit à la syndicalisation, ces femmes ne pouvaient même pas se battre pour améliorer leurs salaires et leurs conditions de travail. Pire encore, puisqu’elles n’étaient même pas reconnues comme simples travailleuses, elles n’avaient droit à aucune des protections sociales reconnues à tout travailleur. Heureusement, ce n’est plus le cas aujourd’hui et j’invite l’ensemble des RSG du Saguenay–Lac-Saint-Jean à joindre les rangs de notre ADIM pour récupérer leurs droits et un véritable pouvoir afin d’améliorer leur sort », déclare Mme Tremblay.
Profil de la CSQ
La CSQ représente quelque 160 000 membres, dont plus de 100 000 dans le secteur public. Elle est l’organisation syndicale la plus importante en éducation au Québec. La CSQ est également présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.

