Parmi les 1002 répondantes et répondants au sondage, 83 % estiment qu’il est urgent de régler les conventions collectives qui, rappelons-le, sont échues depuis le 1er avril 2023.
En ce qui a trait à la rémunération des paramédics, enjeu au cœur de la négociation, à peine deux pour cent partagent l’opinion du gouvernement selon laquelle les paramédics seraient actuellement trop payés pour leur travail. À l’inverse, 59 % estiment que les paramédics devraient gagner un meilleur salaire.
Un paramédic gagne un salaire horaire de 26,34 $ à l’embauche. Il atteindra près de 30 $ l’heure après cinq ans de travail. Or, une majorité de paramédics quittent leur emploi dans les cinq premières années, notamment à cause de la rémunération qui ne tient pas du tout compte de la réalité de leur travail et ne soutient pas la comparaison avec d’autres secteurs d’activité.
La CSN et le gouvernement entameront un blitz de négociation à compter de lundi prochain afin de trouver un règlement. « Il va falloir passer de la parole aux actes, explique le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS-CSN, Jean Gagnon. Ce qu’on constate présentement, c’est que les employeurs, qu’il s’agisse des entreprises privées ambulancières, des coopératives ou d’Urgences-Santé, ont énormément de difficulté à retenir leur main-d’œuvre. Ils en ont fait la démonstration eux-mêmes devant le Tribunal administratif du travail. Par conséquent, le maintien du service à la population repose presque partout sur des paramédics surchargés, forcés de travailler en heures supplémentaires, et sur le recours coûteux à des salarié-es d’agences privées de placement de personnel. »
Le 1er vice-président de la CSN, François Enault, a lui-même proposé au gouvernement d’organiser un blitz de négociation et croit que tout est en place pour arriver à une entente. « Les paramédics ont droit à des conditions de travail respectueuses et négociées, comme tous les salarié-es. Leurs revendications doivent être entendues par le gouvernement, même si leur droit de grève est fortement encadré par les services essentiels. On ne peut pas, d’un côté, restreindre radicalement leur droit de grève précisément parce que leur rôle est névralgique pour la santé et la sécurité de la population, et de l’autre, refuser de négocier sérieusement les conditions de travail nécessaires pour assurer la pérennité des services. »






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