Des reculs toujours exigés
La conciliation n’a pas permis de faire évoluer la position patronale sur des enjeux centraux. L’employeur maintient sa volonté de modifier la clause sur les pauses payées, un droit actuellement reconnu à l’ensemble du personnel. La proposition patronale limiterait ce droit aux journées de plus de six heures, ce qui priverait certaines éducatrices, notamment en accompagnement, d’un droit acquis. Cette question fait déjà l’objet d’un arbitrage.
Les discussions achoppent également sur l’inscription claire d’heures de planification et d’encadrement pédagogique à la convention collective. Toute avancée demeure conditionnelle au retrait d’un grief en cours, ce que le syndicat refuse.
La reconnaissance des années de service pour les travailleuses comptant 20 ans et plus reste aussi en suspens, l’employeur invoquant un financement incertain sans engagement formel.
« Nous ne céderons pas sur des droits acquis. »
« La conciliation n’a pas permis de débloquer la négociation. L’employeur maintient des reculs et conditionne les rares avancées au retrait de griefs. Nous ne pouvons pas accepter cela », affirme Véronique Mantha, présidente du syndicat local.
« Nos demandes sont raisonnables. Nous voulons protéger des droits déjà existants et obtenir une reconnaissance minimale du travail professionnel que nous faisons chaque jour auprès des enfants. La balle est dans le camp de l’employeur », ajoute-t-elle.
Un mandat fort
Les membres ont adopté un mandat pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée à 87 %, le 29 septembre dernier. Leur convention collective est échue depuis le 31 mars 2024, dans un contexte où le coût de la vie continue d’augmenter.
Les travailleuses réitèrent leur volonté de conclure une entente équitable et demeurent disponibles pour reprendre les discussions à tout moment.
En terminant, le syndicat rappelle que la convention collective des membres en grève est échue depuis le 31 mars 2024. Ce qui signifie que les salaires sont les mêmes depuis près de trois ans dans un contexte économique inflationniste, notamment pour les denrées de base.




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