Rappelons qu’au mois de juin dernier, la STS a annoncé la mise à pied d’une vingtaine de chauffeuses et chauffeurs d’autobus à la suite de compressions budgétaires provinciales. Depuis, une dizaine d’entre eux et elles ont été réembauchés.
La mobilisation visait à sensibiliser les élu(e)s municipaux(ales) et les personnes dirigeantes de la STS aux conséquences des compressions et du sous-financement qui menacent les services de transport public dans la région et les inviter à prendre la bonne décision.
« Derrière les chiffres, il y a des personnes. Ce ne sont pas que des statistiques. Ce sont près de 5,9 millions de déplacements par année. Ce sont des travailleuses et des travailleurs qui vont gagner leur vie, des étudiantes et des étudiants qui se rendent à leurs cours, vos enfants qui se déplacent au camp de jour, des personnes âgées qui conservent leur autonomie, des personnes nouvellement arrivées qui s’intègrent à notre communauté, des personnes à mobilité réduite, des citoyens qui réduisent leur empreinte environnementale et des gens pour qui l’automobile n’est simplement pas une option. », a déclaré Maxime Leroux, président du SCFP 3434 dans le cadre de son allocution au conseil de ville.
Malheureusement, la Ville de Sherbrooke a plutôt opté pour le statu quo sachant très bien que dans un contexte de sous-financement, le statu quo c’est un recul qui entrainera une diminution des services à la population.
Le SCFP tient à rappeler l’importance de protéger et de développer le transport collectif et lance un message clair aux décisionnaires : le transport collectif est un service essentiel qui mérite un financement adéquat et récurrent, encore plus particulièrement dans un contexte de crise du coût de la vie et de crise environnementale.
Le syndicat entend poursuivre ses démarches afin que les élus locaux prennent les mesures nécessaires pour assurer la pérennité et le développement du réseau.


Un message, un commentaire ?