Telle est la réaction du président de la Fédération de la Santé du Québec (FSQ-CSQ), Déreck Cyr, à l’annonce du départ de la présidente du conseil d’administration de Santé Québec.
« Mme Germain quitte son poste, après seulement deux ans et demi, sous prétexte que des "résultats concrets", comme la baisse du temps d’attente en chirurgie, ont été atteints et qu’il est temps pour elle de passer le relais. Elle omet cependant de dire que cette diminution de l’attente est due au transfert vers le secteur privé d’un grand nombre de chirurgies, réalisées à des coûts beaucoup plus élevés pour l’État québécois », dénonce le dirigeant syndical.
Un portrait moins « jovialiste »
Déreck Cyr soutient que le bilan de Santé Québec est loin d’être aussi positif qu’on voudrait nous le faire croire. « Les délais d’attente dans les urgences et sur les civières ont continué de s’allonger. Il n’y a pas plus de personnel disponible pour les soins à domicile et les compressions budgétaires continuent, entraînant une diminution des services à la population. On en est même rendus à réduire les dépenses pour l’achat de matériel pourtant nécessaire à donner les services. Ça n’a aucun sens ! », clame le président de la FSQ-CSQ.
Ce dernier ajoute que la situation ne s’annonce guère mieux du côté du Dossier santé numérique (DSN), alors qu’on apprenait récemment que les coûts d’exploitation s’élèvent à pas moins de 100 millions $ par année. Santé Québec et le gouvernement sont-ils en train de nous préparer un deuxième SAAQclic ? La question mérite d’être posée. »
D’autres raisons pour expliquer ce départ ?
En terminant, Déreck Cyr fait valoir que ce portrait plus réaliste du résultat des actions de Santé Québec explique peut-être les vraies raisons du départ soudain de la présidente du conseil d’administration.


Un message, un commentaire ?