« Il n’y a pas de temps à perdre, a déclaré Lana Payne, présidente nationale d’Unifor, qui a siégé au sein du groupe de travail en tant que représentante des travailleuses et travailleurs. Les travailleuses et travailleurs, les employeurs et les Premières Nations sont prêts à déployer les efforts nécessaires pour redresser le secteur forestier canadien. Nous exhortons le gouvernement fédéral et les partenaires provinciaux à prendre des mesures immédiates pour mettre en œuvre les propositions qui permettront de restructurer une chaîne d’approvisionnement forestière de classe mondiale qui priorise les emplois au Canada. »
Le groupe de travail sur la transformation du secteur forestier canadien a été annoncé en décembre 2025 par le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Tim Hodgson, afin de recueillir des commentaires, d’étudier les enjeux actuels et de formuler des recommandations concrètes pour relancer l’industrie forestière, qui souffre depuis des années des différends avec les États-Unis concernant les exportations de billes de bois, une situation que la guerre commerciale de Donald Trump a exacerbée.
Le rapport propose notamment de lancer un appel en faveur d’une stratégie industrielle globale pour orienter les politiques futures. Unifor critique depuis longtemps le manque de planification coordonnée ayant mené à une approche fragmentée et disparate de longue date.
Le rapport propose également la création d’un fonds qui pourrait contribuer à transformer la structure de l’ensemble de l’industrie, une initiative qui s’harmonise avec la stratégie industrielle nationale décrite ci-dessus. En d’autres termes, le fonds offrirait le financement nécessaire pour soutenir le plan.
Unifor a salué l’inclusion d’une proposition visant à aborder de manière préventive la transition de la main-d’œuvre, qui garantirait que les travailleuses et travailleurs reçoivent du soutien pour faire face aux perturbations du marché de l’emploi engendrées par les efforts de transformation.
« Il est rare de voir un consensus entre les différentes parties représentées au sein du groupe de travail, a ajouté Daniel Cloutier, directeur québécois d’Unifor. Leur unification autour d’un seul rapport doit donc servir d’appel à l’action pour tous les ordres de gouvernement. Nous allons faire pression sur eux pour en faire un tournant majeur dans l’histoire du secteur forestier canadien. »


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