Édition du 4 mai 2021

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Violence faite aux femmes

Violences sexuelles - « La sécurité des femmes ne doit pas faire les frais de l'austérité libérale ! », Françoise David

MONTRÉAL, le 21 oct. 2016 - Françoise David, la députée de Gouin et porte-parole de Québec solidaire, était présente au lancement du mouvement « Québec contre les violences sexuelles » cet après-midi au campus de l’Université de Sherbrooke à Longueuil. Elle a aussi invité une seconde fois le député libéral Gerry Sklavounos à démissionner.

« C’est tellement triste de voir qu’encore en 2016, nous devons encore répéter que non, c’est non, qu’il n’est pas normal que toutes les femmes aient eu peur un jour ou l’autre de se faire agresser. Mais en même temps, de voir cette semaine autant de jeunes femmes se solidariser entre elles, assumer un héritage féministe fort, prendre la parole dans l’espace public sur la question de la culture du viol et des agressions sexuelles et lancer ce mouvement aujourd’hui est grandement porteur d’espoir », déclare la députée.

Pour Mme David, les multiples dénonciations cette semaine, notamment envers le député libéral Gerry Sklavounos, démontrent l’urgence d’une Politique gouvernementale sur les agressions sexuelles, qui est attendue depuis trois ans. « L’inaction gouvernementale dans ce dossier fait en sorte que des femmes continuent de craindre de dénoncer et ne savent pas vers quelles ressources se tourner. Une telle Politique est urgente, avec un financement adéquat pour les organismes qui font de la prévention et de la sensibilisation en matière d’agressions sexuelles et qui s’occupent du soutien aux victimes. C’en est assez que la sécurité des femmes fasse les frais de l’austérité libérale ! », continue-t-elle. 

La députée termine en rappelant que Québec solidaire a invité hier soir le député libéral Gerry Sklavounos à démissionner. « Nous savons que la présomption d’innocence s’applique, mais la fonction de député n’est pas une fonction comme les autres. À titre d’élues et d’élus du peuple québécois, nous portons une lourde responsabilité. Étant donné la gravité des allégations qui pèsent contre M. Sklavounos, il n’a plus la crédibilité pour représenter dignement les citoyens et citoyennes de Laurier-Dorion à l’Assemblée nationale. Il devrait donc offrir lui-même sa démission au premier ministre. Par ailleurs, ma collègue Manon Massé et moi-même avons demandé hier au président de l’Assemblée nationale de convoquer rapidement tous les partis à une rencontre pour s’assurer qu’ils prennent les questions de harcèlement et d’agressions sexuelles au sérieux et qu’ils fassent un suivi rigoureux de la motion adoptée hier à l’unanimité à l’Assemblée nationale sur ces sujets. J’invite les autres partis à collaborer pour que cette rencontre se tienne dans les meilleurs délais ».

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