Algérie. La mobilisation entame son 9e mois : le hirak inébranlable
Donnant déjà le ton de ce que sera la manif’ du 1er novembre, qui coïncidera avec le 37e vendredi du hirak, la foule martèle : « Allah Akbar, rah djay Novambar ! »
Donnant déjà le ton de ce que sera la manif’ du 1er novembre, qui coïncidera avec le 37e vendredi du hirak, la foule martèle : « Allah Akbar, rah djay Novambar ! »
La population de la capitale est sortie en masse ce 35e vendredi de marches pacifiques. Les manifestants, des dizaines de milliers, ont réitéré les revendications portant libération des détenus d’opinion et rejet de l’élection présidentielle prévue le 12 décembre prochain.
Alger, 15 octobre 2019. 34e mardi de mobilisation des étudiants. 10h15. La première image qui nous saute aux yeux en débarquant à la place des Martyrs est plutôt rassurante : une foule est massée à proximité de la bouche de métro et scande les slogans habituels sous le regard impassible de (…)
Le 34e vendredi a connu un regain de la mobilisation assez marqué. Pour certains, la répression de mardi dernier (mobilisation étudiante) a eu l’effet inverse, puisqu’elle a poussé beaucoup plus de citoyens à braver la peur pour dénoncer ce qu’ils ont considéré comme une injustice.
La foule des étudiants, rejoints comme d’habitude par des citoyens et des enseignants universitaires, a fait vibrer la capitale, placée sous haute surveillance policière qui s’est contentée cette fois-ci de l’encadrement de la marche.
Face à l’escalade de la répression de ces derniers jours, les forces du « Pacte de l’alternative démocratique », notamment les partis politiques suivants : FFS (Front des forces socialistes), RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie), PT (Parti des travailleurs), PST (Parti (…)
Le mouvement populaire reste toujours mobilisé et déterminé à faire aboutir ses revendications. Pour la 33e semaine consécutive, des milliers de personnes ont battu le pavé à Alger et dans de nombreuses villes du pays pour exprimer leur rejet du rendez-vous électoral, programmé par le pouvoir en (…)
À son septième mois de mobilisation sans interruption, le mouvement de protestation populaire algérien (Hirak), eu égard à son étalement, à son ampleur et à l’absence de dénouement politique, se place désormais dans la longue durée et ouvre un débat plus conceptuel qu’événementiel. Les termes de (…)
« Pourquoi une Constituante plutôt qu’une présidentielle ? » C’est le titre d’une contribution publiée par un groupe de personnalités algériennes. Ces intellectuels défendent l’idée que la construction d’un Etat de droit en Algérie passe par une Assemblée constituante . La présidentielle ne (…)
C’était un 31e vendredi de défi, d’affirmation, de résurrection même. Hier, les Algériens étaient beaucoup plus nombreux que les semaines précédentes, où déjà la mobilisation avait connu un net regain par rapport à l’été. Ils ont marché dans la capitale pour réclamer, une nouvelle fois, le (…)
Le hirak ne semble pas fléchir. Après la « permanence » assurée durant l’été, où le nombre des participants aux manifestations du vendredi avait baissé, ces dernières semaines, il connaît un renforcement graduel.
Après six mois de défilés, de marches, de manifestations hebdomadaires dans toutes les villes du pays ou presque, un vainqueur inattendu se dégage peu à peu dans la confusion et la duplicité : le général Ahmed Gaïd Salah. Il l’a décidé, l’élection présidentielle se tiendra avant la fin de l’année.
Depuis plusieurs semaines, d’aucuns prédisaient un retour en force du mouvement populaire avec la fin de l’été – où, malgré les grandes chaleurs, les départs en vacances, la « permanence » a été vaillamment assurée. Et la marche d’hier a enregistré, de fait, une mobilisation impressionnante.
militant du PST en Algérie
3 septembre 2019Depuis plusieurs semaines, le pouvoir algérien a lancé une offensive contre la place du drapeau amazigh dans les manifestations. Quelle est la place des Kabyles dans ce hirak qui secoue l’Algérie ? Ont-ils des revendications propres ? Nous avons interrogé l’historien Ali Guenoun.
Réunis à Béjaïa le 24 août dernier, le FFS, PST, PT, CLA, SATEF, SNAPAP, AJCB, AVO88, CST, GAA, LADDH, RAJ ont discuté du mouvement populaire en cours, dit Hirak, et ont adopté le manifeste que nous publions ci-dessous.
Les Algériens sont sortis, hier, pour le 27e vendredi de suite, pour réclamer une nouvelle fois le départ du système. Six mois après le début du hirak, le 22 février dernier, et alors que certains misaient sur son essoufflement durant cet été, il apparaît que la tendance est apparemment vers une (…)
tiré de : [questionsdeclasses] La joie du dehors, la pédagogie hors les murs... https://www.questionsdeclasses.org/?Revolte-populaire-en-Algerie-entretien-avec-Nedjib-Sidi-Moussa-1
Comme tous les régimes dictatoriaux, le système Bouteflika nourrissait en son sein les germes de son auto-destruction. L’année 2019 restera certainement comme une année-phare dans l’histoire de l’Algérie. Après avoir brisé le mur de la peur le 22 février dernier, le peuple algérien a réussi dans (…)
Des dizaines de milliers de personnes ont marché, aujourd’hui à Alger, malgré la chaleur accablante du mois d’août. Les manifestants insistent sur le départ de tous les symboles du régime et réitèrent leur rejet du dialogue et des élections organisés par le pouvoir en place.
Alger, 9 août. Le hirak a atteint hier la barre symbolique du 25e vendredi de protestation d’affilée. Nous sommes à J-2 de l’Aïd El Kébir. Une chaleur accablante étouffe la capitale, avec une température ressentie frôlant les 40 °C.
Des centaines d’étudiants ont marché, aujourd’hui (6 août) à Alger, pour exiger le changement du système et l’instauration d’un Etat démocratique. [1] Malgré la chaleur étouffante, les étudiants continuent à marcher. Certes moins nombreux mais le cœur est là. Depuis la place des martyres, (…)
Les étudiants ont renoué [après le mardi de l’Aid] admirablement avec leurs manifs cycliques du mardi en battant le pavé de la place des Martyrs à la place Audin.Ils étaient plusieurs centaines à répondre présent et à manifester sous une chaleur torride et sous l’étroite surveillance d’un (…)
Le 17e vendredi consécutif de manifs anti-système. Cette date rappelle forcément la grande marche des Arouch [terme qui renvoie à une forme d’assemblée populaire en Kabylie] du 14 juin 2001 vers la capitale, en plein Printemps noir de Kabylie, et qui avait été violemment réprimée [1]. Et cela se (…)
Presse-toi à gauche ! propose à tous ceux et celles qui aspirent à voir grandir l’influence de la gauche au Québec un espace régulier d’échange et de débat, d’interprétation et de lecture de l’actualité de gauche au Québec...
