Édition du 3 février 2026

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Asie/Proche-Orient

Birmanie : la politique d’épuration ethnique à l’encontre des Rohingya, le régime birman et les enjeux géopolitiques

Le pouvoir birman mène une véritable politique d’épuration ethnique à l’encontre des Rohingya, chassée du pays. Jamais la persécution de cette minorité musulmane n’avait atteint un tel niveau de violence. La nature du pouvoir birman, la politique d’accaparement des terres et les enjeux géopolitiques sont pour beaucoup dans le caractère paroxysmique de cette crise humanitaire.

Tiré de Europe solidaire sans frontière.

Les Rohingya constituent l’une des principales populations apatrides dans le monde. Il n’en a pas toujours été ainsi. Les autorités birmanes les ont progressivement privés de droits antérieurement reconnus, elles leur ont imposé des restrictions croissantes en matière d’activité économique, de mariage, d’accès à l’éducation…, elles les ont violemment réprimés, jusqu’à la vague de terreur actuelle qui ressemble fort à une politique systématique d’épuration ethnique : les Rohingya doivent mourir ou partir pour ne jamais revenir.

Rohingya signifie « habitants du Rohang », nom donné anciennement par cette population, en grande majorité musulmane, à l’Arakan – « habitants de l’Arakan », donc. L’actuel pouvoir birman leur refuse le droit de s’appeler ainsi, puisqu’il les considère comme des étrangers.

La Birmanie est composée de