Édition du 12 mai 2026

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Arts culture et société

Bombarder l’Iran, c’est aussi détruire le patrimoine de l’humanité et hypothéquer la recherche

« Outre les morts qu’elles causent par milliers, ces guerres conduisent à l’effacement d’une mémoire partagée en visant des sites patrimoniaux. » Parce que le cessez-le-feu conclu ce 8 avril entre les Etats-Unis et l’Iran est précaire, un large collectif d’acteurs et actrices de la recherche sur les mondes iraniens et de soutiens alerte sur les frappes visant à « effacer les traces du passé » : « elles participent à la déshumanisation des sociétés du Moyen-Orient en oblitérant leurs histoires longues ».

Tiré du blogue de l’auteur.

Depuis le 28 février 2026, les gouvernements des États-Unis et d’Israël ont lancé une campagne de bombardements intenses sur le sol iranien, illégale du point de vue du droit international. En dépit du cessez-le-feu précaire annoncé dans la nuit du 7 au 8 avril, ces bombardements ont déjà eu un impact considérable. Nous exprimons ici notre solidarité avec le peuple iranien sur lequel repose et reposera l’essentiel des conséquences de cette guerre.

Les répercussions désastreuses de cette guerre pour le patrimoine iranien, et plus largement pour celui du Moyen-Orient, ont été dénoncées par l’UNESCO dans plusieurs déclarations publiées au cours du mois de mars (la dernière en date ici) pour alerter la communauté internationale. Ces alertes ont été relayées par d’autres organisations internationales chargées de la préservation et de la protection du patrimoine (Europa Nostra ; ICOM ; ICOMOS ; United States Committee of the Blue Shield). Au-delà des cas emblématiques des dommages subis par le Palais du Golestan à Téhéran, le palais Chehel Sotun et la place Naqsh-e Jahan d’Ispahan, inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, de trop nombreuses destructions irréparables sont signalées quotidiennement par des organisations internationales, les administrations iraniennes en charge du patrimoine, ainsi que par plusieurs médias iraniens et internationaux.

En effet, à ce jour plus de 120 sites ont été touchés. Au-delà des cyniques « dommages collatéraux », ces dégâts relèvent parfois de frappes intentionnelles, destinées à effacer les traces du passé et à détruire les institutions dédiées à la préservation de ce patrimoine et à la formation scientifique des nouvelles générations qui en auront la charge (exemples des tirs visant des universités à Téhéran et Ispahan).

Ces frappes touchent non seulement les sites mais également les agents chargés de leur étude et de leur conservation. A titre d’exemple, nous sommes particulièrement préoccupés par les frappes du 8 mars dernier qui ont détruit les bureaux de l’organisation iranienne du patrimoine culturel à Khorramabad, dans la province du Luristan, et dont la vallée environnante est classée sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Plusieurs membres de cette organisation ont été blessés (voir ici et ici). Le sort des archives archéologiques et de la documentation scientifique qui y étaient conservées reste incertain. Ces frappes ont également causé des dégâts sur l’antique citadelle de Falak-ol-Aflak ainsi que sur le musée voisin.

Pourtant, ces bâtiments, comme tant d’autres, avaient été dûment signalés et leurs coordonnées transmises aux belligérants par l’UNESCO pour que de telles frappes soient évitées. Plus généralement, le patrimoine iranien a déjà payé un lourd tribut aux événements désastreux successifs qui ont secoué le pays depuis les premiers bombardements israélo-américains déjà massifs au mois de juin 2025. Nous tenons donc à relayer les déclarations de l’UNESCO qui rappellent « à toutes les parties leurs obligations de respecter le droit international, notamment la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, ainsi que la Convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel ».

« Témoins irremplaçables du passé de l’Iran pour les générations présentes et futures »

En tant qu’acteurs et actrices de la recherche sur les mondes iraniens, nous tenons à témoigner de l’exceptionnelle richesse patrimoniale de ce pays. Outre les 29 sites classés sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, environ 40 000 sites ont été inscrits sur la liste nationale du patrimoine iranien depuis 1930, époque à laquelle a débuté la construction du Musée national d’Iran à Téhéran, lequel conserve des collections archéologiques inestimables. À ce patrimoine matériel s’ajoutent les nombreux et volumineux fonds d’archives que le pays abrite.

Ces sites, ces collections et ces archives constituent des témoins irremplaçables du passé de l’Iran pour les générations présentes et futures. Pour nous, chercheurs, elles représentent aussi des sources essentielles pour étudier les sociétés anciennes, modernes et contemporaines qui ont occupé et occupent l’actuel territoire iranien. Parce que nous les étudions quotidiennement, nous pouvons attester combien ces sources sont essentielles pour approfondir notre connaissance de l’Histoire, non seulement à l’échelle nationale de l’Iran et à celle, régionale, du Proche et du Moyen-Orient, mais aussi à l’échelle de l’humanité dans son ensemble.

Cette histoire remonte en effet au Paléolithique, il y a plus de 300 000 ans, comme l’ont démontré des recherches archéologiques récentes au nord-ouest du pays. Depuis, le territoire iranien actuel a vu naître et s’épanouir de nombreuses cultures et civilisations. Elles nous ont laissé des témoignages matériels exceptionnels, tels que les indices de foyers précoces de néolithisation, c’est-à-dire d’émergence de l’agriculture ; les signes d’une écriture parmi les plus anciennes au monde (proto-élamite) ; les vestiges de villes datées de l’âge du Bronze, pleinement intégrées à des réseaux d’échanges internationaux (telles que Suse, Shahr-e Sokhteh et Konar Sandal).

Elles nous ont également légué des ensembles monumentaux construits par les souverains achéménides, parthes et sassanides, à la tête de vastes empires (tels que Pasargades, Persépolis, Firuzabad et Takht-e Suleiman), ainsi qu’une multitude d’édifices illustrant les évolutions des traditions architecturales remarquables issues de dynasties islamiques successives (par exemple, à Yazd, Ispahan, Kashan et Shiraz), sans compter la production d’arts décoratifs exceptionnels (céramique, dinanderie, textiles, etc.).

Si ces quelques exemples suffisent à démonter la place centrale de l’Iran dans l’histoire mondiale, le pays regorge aussi de sites archéologiques et patrimoniaux vernaculaires qui constituent des témoignages moins visibles (sanctuaires et mausolées locaux, vestiges d’habitations en terre, inscriptions rupestres, traces d’activités agricoles…) mais tout aussi cruciaux pour comprendre la vie quotidienne et les échanges des populations des nombreuses cultures anciennes de l’actuel Iran et de ses voisins.

Cette diversité concerne également la géographie d’un pays grand comme trois fois la France, intégrant des zones au climat tempéré dans le nord-ouest, des déserts et des chaînes montagneuses sur le plateau Iranien, ainsi que des ouvertures vers la mer, sur le golfe Persique au sud et la mer Caspienne au nord. Ces conditions environnementales font du territoire iranien un espace unique pour étudier la capacité d’adaptation des sociétés anciennes à l’évolution du climat, un enjeu majeur aujourd’hui, dont témoignent les prémices de la domestication des plantes et des animaux il y a plus de 10 000 ans, le développement de pratiques agro-pastorales, de systèmes d’irrigation complexes ou encore des emblématiques jardins persans. La guerre en cours entraînera également des conséquences écologiques graves sur ces milieux souvent fragiles et les populations qui les habitent.

Des dispositifs d’accueil à accroître pour les collègues iraniens

Nous ne sommes que des maillons dans l’écriture et la préservation de cette vaste histoire, qui reposent avant tout sur un réseau dense de collègues et partenaires iraniens (chercheurs, professeurs, conservateurs, archivistes, restaurateurs, et les étudiants de ces disciplines), membres d’institutions académiques, muséales et patrimoniales réparties sur l’ensemble du pays. Nous tenons à leur exprimer notre plus profond soutien en ces temps troublés, où l’urgence est d’abord d’assurer leur protection et celle de leurs familles tout en essayant de continuer à préserver leur patrimoine et à documenter et réparer les dommages qui lui ont été causés.

Nous soutenons l’appel, relayé par la « Museums Association » basée au Royaume-Uni, lancé par plusieurs professionnels du patrimoine pour une surveillance accrue du patrimoine iranien et une coordination des efforts internationaux. Nous insistons sur l’importance de toutes les initiatives internationales visant à recenser les dommages causés aux sites archéologiques, musées et centres d’archives iraniens (par exemple l’atlas lancé par la Society of Iranian Archaeology – SIA en collaboration avec le Center of Ancient Middle Eastern Landscapes – CAMEL). Notre connaissance du terrain et nos liens avec les milieux académiques iraniens ainsi que nos compétences méthodologiques peuvent en effet contribuer à documenter et évaluer précisément les dégâts causés. Ce travail de documentation est toutefois freiné par l’isolement de nos collègues iraniens, les communications internet avec l’Iran étant coupées depuis de longues semaines.

Nous en appelons à l’ensemble de nos institutions de rattachement (ministères, organismes de recherche, universités) pour qu’elles agissent et prennent toutes les mesures nécessaires afin de soutenir les initiatives internationales visant à protéger le patrimoine iranien et son exceptionnel potentiel scientifique. Nous leur demandons de rappeler aux parties prenantes, en toutes occasions, leur obligation de tout mettre en œuvre pour en assurer la préservation. En tant que chercheurs sur les mondes iraniens, nous appelons à ce que soient mis en œuvre tous les moyens nécessaires au maintien d’une recherche dynamique dans ce domaine. La France, forte d’une expérience de plus de 150 ans de coopération scientifique et académique avec l’Iran, a un rôle déterminant à jouer. En effet, la multiplication des zones de conflits sur l’ensemble du Proche et Moyen-Orient, de l’Afghanistan au Liban, a certes entraîné des conséquences lourdes sur la recherche dans cette vaste aire géographique, mais elle nous a également appris à poursuivre résolument notre travail en contexte de terrains empêchés.

Nous appelons nos institutions de rattachement à un engagement fort, non seulement dans l’immédiat, par le biais d’impérieuses mesures de sauvegarde, mais aussi dans le temps long. À ce titre, nous demandons d’agir en soutien à nos collègues iraniens en amplifiant les moyens permettant de maintenir leurs activités au sein des réseaux de collaborations scientifiques internationaux. Une recherche empêchée est aussi une recherche en danger. Ainsi, il est crucial que nos pouvoirs publics soutiennent la continuité de la recherche fondamentale et collaborative en sciences humaines et sociales sur le domaine iranien.

Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin de connaissances éclairées sur l’Iran. Nous ne pouvons pas laisser se creuser un fossé entre des peuples et des sociétés qui, sur le temps long, partagent évidemment une communauté de destins. Un enjeu majeur que nous devons surmonter est la fermeture des terrains qui nous pousse à explorer de nouvelles pistes de recherche sur l’histoire des mondes iraniens. Des moyens doivent donc être mobilisés pour la recherche sur les mondes iraniens, y compris de financements exceptionnels pour répondre à cette situation d’urgence. A ce titre, pour nos collègues iraniens, les dispositifs d’accueil en mobilité internationale en France doivent être accrus (séjours de recherche de type chaire temporaire, bourses de recherche, visas Talents, etc.).

L’engagement de l’ANR est essentiel pour soutenir et visibiliser des programmes de recherche sur les mondes iraniens (appels Flash de l’ANR par exemple). Des programmes de numérisation des fonds d’archives sur les mondes iraniens sont indispensables pour en assurer la préservation, le partage et la valorisation scientifique. Comme pour toutes les disciplines dites « rares », une attention particulière doit être portée au renouvellement et à la création de postes dédiés au sein des institutions de recherche, au risque, sinon, de connaître une disparition progressive des études iraniennes du champ académique. Il faut impérativement continuer à former des spécialistes, de jeunes chercheurs, en leur apportant des financements solides et pérennes (bourses de thèse ou financements post-doctoraux).

La France a en outre la chance de pouvoir s’appuyer sur un remarquable réseau d’instituts de recherche français répartis dans la région (unités de recherche du MEAE et, pour certaines, du CNRS (UMIFRE) : Institut Français de Recherche en Iran (IFRI), Institut Français d’Etudes sur l’Asie Centrale (IFEAC), Délégation Archéologique Française en Afghanistan - DAFA). Ancrés en Iran et dans les pays voisins, depuis plus d’une centaine d’années pour certains, ils jouent un rôle crucial dans le maintien de liens avec les communautés scientifiques sur place, la coordination de la recherche, et ils constituent des centres de ressources importants (bibliothèques, archives).

Si la situation actuelle a parfois conduit à la fermeture de leurs locaux, nous devons, avec l’appui des tutelles, trouver les moyens pour qu’ils continuent à jouer un rôle moteur dans l’animation et la structuration des réseaux de collaboration. Pour fédérer, soutenir et visibiliser la recherche sur les mondes iraniens, il est également nécessaire de s’appuyer plus encore sur les réseaux nationaux de recherche en études aréales (GIS Moyen-Orient et mondes musulmans, GIS Asie). Ils sont les incubateurs d’une réflexion de fond sur le maintien d’une recherche dynamique ainsi que les vecteurs d’un soutien renforcé aux programmes de recherche sur les mondes iraniens.

Oblitérer l’histoire du Moyen-Orient

Au-delà de l’Iran, le maintien du dialogue scientifique, la préservation et l’approfondissement des connaissances du passé sont au fondement de notre humanité. Le peuple iranien et l’ensemble des populations de la région ont bien vite été oubliés au gré des développements de cette nouvelle et énième guerre du Golfe dont les objectifs paraissent chaque jour plus aberrants et sa sortie plus qu’incertaine – et ce même si nous ne pouvons que saluer l’annonce d’un cessez-le-feu depuis le 7 avril au soir.

Les exemples récents de destructions, non seulement en Iran, mais aussi chez ses voisins du Moyen-Orient, démontrent que les conséquences de ces guerres sont, elles, certaines et que, outre les morts qu’elles causent par milliers, elles conduisent à l’effacement d’une mémoire partagée à travers les frappes qui visent les sites patrimoniaux. Elles participent ainsi à la déshumanisation des sociétés du Moyen-Orient en oblitérant leurs histoires longues, riches et connectées au profit d’enjeux géopolitiques et économiques de court terme. Ce faisant, elles continuent aussi d’alimenter le concept fumeux et funeste de choc des civilisations.

*****

Premiers signataires

 Sébastien Gondet, chercheur au CNRS, archéologue, UMR 5133 Archéorient (Lyon)

 Camille Rhoné-Quer, maîtresse de conférences, histoire, Aix-Marseille Université, UMR 7310 IREMA. Co-responsable du programme SEFIR – Soutien aux Etudes Françaises sur les mondes IRaniens (GIS Asie et GIS MOMM)

 Sandra Aube Lorain, chercheuse au CNRS, historienne de l’art, UMR 8041 CeRMI. Co-responsable du programme SEFIR – Soutien aux Etudes Françaises sur les mondes IRaniens et du réseau RePaZ (Recherche et Patrimoine en Zones de crises)

 Marjan Mashkour, directrice de Recherche CNRS, Bioarchéologue, UMR 7209 CNRS/MNHN-BioArch

 Hossein Davoudi, Researcher, Bioarchaeology Laboratory of the University of Tehran, and Post-Doc fellow in UMR 7209 BioArch MNHN/CNRS

 Zahra Hashemi, chargée de mission, Département des Antiquités Orientales, Musée du Louvre

 Eloïse Brac de la Perrière, professeur, Sorbonne Université / co-directrice de RePaZ (Recherche et Patrimoine en Zones de crises), Institut national d’histoire de l’art

 Benjamin Mutin, professeur d’archéologie à Sorbonne Université (UFR d’Histoire de l’Art et Archéologie), chercheur UMR 8167 Orient & Méditerranée
Denis Hermann, chercheur au CNRS, historien, UMR 8041 CeRMI

 Sipana Tchakerian, coordinatrice scientifique de RePaZ (Recherche et Patrimoine en Zones de crises), Institut national d’histoire de l’art

 Laurent Glattli, Chargé d’enquête et d’édition pour le programme SEFIR – Soutien aux Etudes Françaises sur les mondes IRaniens, CNRS UAR 2999 Etudes aréales

Autres signataires

 Frédéric Abécassis, maître de conférences en histoire contemporaine à l’ENS de Lyon, directeur du GIS MOMM
 Fatemehgol Abedi, doctorante à l’Inalco
 Camille Abric, doctorante, Paris 1 Panthéon-Sorbonne - ArScAn (UMR 7041)
 Denise Aigle, directrice de recherche émérite, UMR 8167 "Orient et Méditerranée"
 Ekin Akalin, expert des arts de l’Islam auprès de Fnepsa, chercheuse associée à Cetobac et à l’Ifea
 Ayda Alehashemi, enseignante chercheuse, ENSA paris-malaquais-PSL
 Viola Allegranzi, post-doc, Académie autricienne des sciences
 Abbas Amanat, Graham Sumner Professor of History Emeritus, Yale University
 Christiane Amberg Penroz, historienne
 Branka Arrivé, PRCE, Université Sorbonne Paris Nord
 Rigas Arvanitis, directeur de recherche émérite IRD
 Mohsen Ashtiany, retired associate editor, Encyclopaedia Iranica
 Martine Assénat, maîtresse de conférences en histoire ancienne, Université Montpellier Paul-Valéry
 Association pour la Promotion des Arts du Monde Islamique (APAMI), association étudiante, Sorbonne-Université
 Bayram Balci, CERI/Sciences Po, Paris
 Johnny Samuele Baldi, chercheur au CNRS
 Mehmet Balsever, éditeur, docteur Inalco
 Joel Bastenaire, retraité (ancien attaché culturel à l’ambassade de France en Russie)
 Marie-Noelle Beauvieux, enseignante-chercheuse en littératures comparées, Université Meiji Gakuin (Tokyo)
 Orestis Belogiannis, docteur en histoire perse, Université de Strasbourg, UMR 7044
 Nourane Ben Azzouna, maîtresse de conférences, Université de Strasbourg
 Zaïneb Ben Lagha, maitresse de conférences en littérature arabe contemporaine, Université Sorbonne Nouvelle
 Julio Bendezu-Sarmiento, directeur MAFTUR, CNRS-MNHN
 Sami Benkherfallah, chercheur postdoctorant, enseignant à l’Université d’Angers
 Simon Berger, historien, chercheur postdoctorant Inalco, CeRMI
 Gilles Berillon, directeur de recherche au CNRS, Archéo-préhistorien, UMR 7194 HNHP, Paris
 Marie Besse, professeure ordinaire à l’Université de Genève
 Sophie Biard, postdoctorante, IAO (CNRS-UMR 5062)
 Mélisande Bizoirre, chercheuse indépendante
 Alice Bombardier, professeure agrégée à Sorbonne Université, historienne et géographe, CERMOM EA 4091
 Stéphanie Bonilauri, chargée de recherche CNRS, préhistorienne, UMR 7194 CNRS-MNHN/HNHP
 Olivier Bordeaux, chargé de recherche, CNRS
 Rémy Boucharlat, directeur de recherche honoraire au CNRS
 Olivier Bouchaud, Université Sorbonne Paris Nord
 Frederique Bressand, présidente de l’Association Timuride
 Pierre Briant, professeur émérite Collège de France
 François Bridey, conservateur en chef, département des Antiquités orientales, musée du Louvre
 Christian Bromberger, ancien directeur de l’IFRI, professeur émérite d’anthropologie à l’université
 Noémie Cadeau, doctorante en littérature comparée, INALCO
 Marie-Eve Celio, Senior curator & head of the collection of graphic arts, Musée d’art et d’histoire, Geneva
 Frantz Chaigne, enseignant agrégé, historien d’art
 Marie-Laure Chambrade, chercheuse contractuelle, CNRS
 Agnès Charpentier, CNRS, UMR 8167
 Gosia Chwirot, pilotage administratif du GIS Asie, CNRS, Unité d’appui aux études aréales, UAR2999
 Robin Clément, masterant Études sur le genre Angers
 Annabelle Collinet, ingénieure de recherche, collections du monde iranien médiéval (DAI, musée du Louvre)
 Patrice Cressier, chargé de recherche CNRS (retraité), CIHAM-UMR 5648, LLyon
 Julien Cuny, musée du Louvre
 Ken Daimaru, maître de conférences, historien. Université Paris Cité, CRCAO (UMR 8155)
 Méryl Defours Rivoira, doctorante, Université de Genève
 Nicolas Dejenne, maitre de conférences, Département d’Etudes orientales, Université Sorbonne Nouvelle
 Sylvie Denoix, directrice de recherche émérite, CNRS, UMR 8167
 Agnès Devictor, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, Ecole d’Histoire de l’Art et d’Archéologie
 Aurore Didier, chargée de recherche au CNRS, UMR 7041 ArScAn
 Karima Dirèche, directrice de recherche CNRS/TELEMMe
 Morteza Djamali, chercheur au CNRS, paléoécologue, IMBE (UMR 7263)
 Djavad Djavahery, romancier
 Sohrab Dolatkhah, linguiste, chargé de conférences à l’EPHE-PSL, Traducteur littéraire indépendant
 Cloé Drieu, chargée de recherche, CNRS
 Maxime Durocher, maître de conférences en archéologie du monde islamique, Sorbonne Université - UMR 8167
 Julie Duvigneau, maîtresse de conférences, Inalco
 Anne-Marie Eddé, professeur émérite en histoire des pays d’Islam à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
 Sepideh Farsi, Cinéaste
 Sébastien b. Fasel, Architecte EPFL, conservateur des Monuments Historiques
 Nastaran Fatemi, professeure, University of Applied Sciences, Switzerland
 Adrien Fauve, enseignant-chercheur en science politique, Université Paris Saclay
 Marie Favereau, historienne (Université Paris Nanterre), directrice de l’Institut Français d’études sur l’Asie Centrale (IFEAC)
 Eve Feuillebois, maître de conférences à la Sorbonne Nouvelle, Etudes iraniennes, Laboratoire d’études sur les monothéismes
 Emmanuel Francis, chercheur au CNRS, CESAH (UMR 8077)
 Charles Ganier, historien de l’Iran Qajar, Université Paris Cité (CESSMA)
 Laurent Garreau, Chercheur associé, DICEN. Directeur fondateur du Festival Nouvelles Images Persanes de Vitré
 Claudine Gauthier, professeur des universités, Université de Bordeaux
 Didier Gazagnadou, professeur des universités émérite à l’Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis
 Asyeh Ghafourian, doctorante en histoire moderne, Sorbonne Nouvelle, bibliothécaire, Bulac
 Parsa Ghasemi, postdoctorant de l’université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne, UMR 7041 ArScAn
 Fârès Gillon, maître de conférences en islamologie et langue arabe, Aix-Marseille Université
 Chloé Girardi, chercheuse contractuelle au CNRS, archéologue, UMR 8167 Orient & Méditerranée
 Gwenola Graff, archéologue, chargée de recherche à l’IRD
 Frantz Grenet, professeur au Collège de France
 Manelli Grisoni, professeur d’histoire géographie
 Christiane Gruber, professeure, University of Michigan
 Carol Guillaume, chercheuse indépendante
 Valentine Guillocheau, doctorante en linguistique à l’université Lyon 2, DDL (UMR 5596) / CeRMI (UMR 8041)
 Negar Habibi, chargée de cours d’études iraniennes, Université de Genève
 Yves-Jean Harder, maître de conférences émérite en philosophie, CREPHAC Strasbourg
 Wouter Henkelman, maitre de conférences, EPHE, directeur Centre Sarikhani d’Études Élamites
 Sophie Hohmann, maîtresse de conférences, Inalco
 Bernard Hourcade, ancien directeur de l’IFRI
 Philip Huyse, directeur d’études à l’EPHE, philologue et historien, CeRMI (UMR 8041)
 Belgheis Jafari, chargée de cours à l’Inalco, chercheure affilée au CERLOM
 Lou Judas, master en études asiatiques, Université de Genève
 Marmar Kabir, statisticienne, journaliste du Monde Diplomatique Persan et membre du comité éditorial d’Orient XXI
 Farhad Kazemi, conservateur du patrimoine, département des arts de l’Islam, musée du Louvre
 Loraine Kennedy, directrice de recherche CNRS, CESAH (UMR 8077)
 Yassaman Khajehi, enseignante-chercheuse, Université Clermont Auvergne
 Zakir Khan, Archaeologist Field Archaeologist, Directorate of Archaeology and Museums Government of Balochistan
 Farhad Khosrokhavar, directeur d’études de l’EHESS
 Azadeh Kian, université Paris Cité
 Leila Koochakzadeh, chargée de cours, Inalco (CERMOM)
 Margaux Kubler, doctorante, université de Strasbourg
 Giuseppe Labisi, chercheur contractuel Université de Constance, membre associé Polen Orléans
 Marie Ladier-Fouladi, directrice de recherche honoraire au CNRS-CETOBaC/EHESS
 Damien Laisney, ingénieur de recherche CNRS, Maison de l’Orient et de la Méditerranée (Lyon)
 Sarah Lakhal, ATER, Sorbonne Université
 Claudine Le Blanc, professeure, littérature comparée, Sorbonne Nouvelle
 Corinne Lefèvre, chargée de recherche au CNRS, Centre de Sciences Humaines, Delhi
 Eva Lefèvre, doctorante, Paris 1 Panthéon Sorbonne
 Théo Lefort, doctorant, IHEID
 Benjamin Lellouch, Maître de conférences HDR, Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis
 Nathalie Lelong, secrétaire générale de l’Institut français de recherche en Iran (IFRI)
 Agnès Lenepveu-Hotz, maître de conférences en langue et linguistique persanes, Université de Strasbourg - UR 1339 LiLPa
 Anaïs Leone, chercheuse associée, historienne de l’art, LA3M (UMR 7298)
 Evelyne Lesigne-Audoly, maîtresse de conférences, Université de Strasbourg
 Johanna Lhuillier, chercheure au CNRS, archéologue, UMR 5133 Archéorient (Lyon)
 Yixin Lu, doctorante, CeRMI (UMR 8041)
 Elise Luneau, chercheuse, CNRS UMR 8215
 Lucie Martin, collaboratrice scientifique, laboratoire d’archéologie préhistorique et anthropologie, Université de Genève
 Catherine Marro, directrice de recherche au CNRS, archéologue, UMR 8068 TEMPS
 Martina Massullo, docteure en Histoire de l’art, documentaliste scientifique, département des arts de l’Islam, Musée du Louvre
 Charlotte Maury, chargée de collection, musée du Louvre
 Sepideh Maziar, Senior researcher, Institute of Archaeological siences, Goethe University, Frankfurt
 Delphine Miroudot, conservatrice en chef du patrimoine, Musée national de Céramique, Sèvres
 Iman Moinzadeh, chargée de collections et d’expositions à l’Institut du monde arabe
 Benoît Moussu, chercheur indépendant
 Sophia Mouttalib, ATER Université Grenoble Alpes
 Virginie Muller, maitresse de conférences, assyriologie, Université Lumière Lyon 2
 Esra Mungan, Assoc. Professor (retired), Bogazici Universitey, Istanbul
 Olivia Munoz, chargée de recherche au CNRS, archéologue, UMR 8215 Trajectoires, Paris
 Annliese Nef, professeure, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
 Amélie Neuve-Eglise, maîtresse de conférences, islamologie, Inalco
 Clélia Paladre, chercheure, Département des Antiquités orientales, musée du Louvre
 Hervé Pennec, directeur de recherche au CNRS, Directeur du GIS Afrique(s), Institut des mondes africains-Aix (UMR 8171)
 Sarah Piram, responsable de l’unité patrimoniale Afrique du Nord et Moyen-Orient, Musée du quai Branly - Jacques Chirac
 Anja Pistor-Hatam, professeur, Université de Kiel, Allemagne
 Yves Porter, professeur (retraité), Aix-Marseille Université
 Flore Provoost, Doctorante, université de Strasbourg
 Malika Rahal, directrice de l’Institut d’histoire du temps présent (CNRS- Université Paris 8), membre de l’équipe Gazahistoire
 Rocco Rante, professeur des universités, Sorbonne-Panthéon, ArScAn UMR 7041
 Caroline Renard, maitresse de conférences, études cinématographiques (Aix-Marseille université)
 Niloufar Rezaei Naraghi, chercheuse associée, archéologue, UMR 7041 Archéologies et Sciences de l’Antiquité
 Jean-David Richaud-Mammeri, historien, chercheur associé à l’UMR 8167 Orient & Méditerranée
 Gulcin Kaya Rocheman, maitre de langue, Département Eurasie, INALCO
 Marcella Rubino, maîtresse de conférences, Inalco
 Aya Sakkal, maître de conférences, manuscrits de l’Orient médiéval /GEO Université de Strasbourg
 David Sarmiento-Castillo, IGR en Archéologie à l’IRD, PaLoc UMR 208 /8087 "Patrimoines locaux, environnement et globalisation"
 SEMOMM, Société des Etudes sur le Moyen-Orient & les Mondes Musulmans
 Noémie Sévêque, UMR 7044 Archimède / GéoArchEon. Archéozoologue membre du programme FIPP
 Laurianne Sève, directrice de la DAFA
 Fabrizio Speziale, directeur d’études, EHESS, Paris-Marseille
 Tara Steimer, Université de Genève, Laboratoire d’archéologie préhistorique et anthropologie, Chargée
 Nicoletta Lilly Stendardo, chargée d’accompagnement des Bibliothèques - OpenEdition
 Homeira Sunderland, artiste peintre
 Aseman Talebi, doctorante en histoire de l’art iranien, Université du Michigan
 Elise Tancoigne, chargée de recherche, CNRS
 Margareta Tengberg, professeure, Muséum national d’Histoire naturelle
 Mathieu Terrier, directeur d’études à l’EPHE, directeur adjoint de l’IISMM (Institut d’études sur l’islam et les sociétés du mon
 Jean-Jacques Thibon, profeseur émérite, Inalco, Cermom
 Julien Thorez, chargé de recherche au CNRS, géographe, CeRMI
 Eve Tignol, chercheuse CNRS, historienne, CESAH (EHESS)
 Jean-Joinville Vacher, directeur de recherche émérite IRD, UMR PALOC
 Eric Vallet, professeur des universités, Université de Strasbourg
 Stéphane Valter, professeur à l’université Lumière Lyon 2
 James Vanzo, doctorant, Inalco, CERMOM
 Aurélie Varrel, chargée de recherche, CNRS
 Françoise Vaufrey Briegel, collaboratrice externe, Université de Genève
 Chantal Verdeil, professeure des Universités, Inalco
 Emmanuelle Vila, directrice de recherche, CNRS
 Anne-Sophie Vivier-Muresan, anthropologue et théologienne, Institut Catholique de Paris
 Jean-Claude Voisin, membre du bureau de la Société Asiatique
 Perin Emel Yavuz, chercheuse indépendante, Groupe de recherche sur les arts visuels au Maghreb et au Moyen-Orient (ARVIMM)
 Chantal Zabus, Research Professor, CEPED (Centre Population et Développement- UMR 196), Université Sorbonne Paris Nord
 Eva Zahiri, Post-doctorante à l’EPHE, histoire des idées, CeRMI (UMR 8041)
 Valéry Zeitoun, directeur de recherche, Centre de recherche en paléontologie UMR 7207
 Leili Anvar, maître de conférences en langue et littérature persane, Inalco
 Marcia Camargos, historienne, journaliste et écrivaine
 Romeo Carabelli, ingénieur de recherche HDR, Université de Tours
 Mina Dabbagh, chercheuse associée à l’UMR 5133 Archéorient
 Elisa Eschenlauer, PhD student, UniGe
 Mathilde Moeini, réalisatrice
 Zahra Wejdani, doctorante en patrimoine culturel, laboratoire POLEN, Université d’Orléans

Signataires complémentaires

 Martine Abed
 Sylvie Baboukhian
 Haleh Bagheri
 Annik Baradat
 Myriam Birchmeier
 Christian Blatter, bénévole à Amnesty Internatkonql
 Agnès Cathelin
 Colette Courtois
 François Devianne, médecin hospitalier hôpital de PARIS SACLAY 91
 Alexia Dorkel
 Marlyse Fasel
 Marie-Aude Firmin
 Suzanne Forel
 Madeleine Frantzen
 Emmanuel Frossard
 Patrice Ghane
 Mitra Goberville
 Anne Granjon
 Rafi Hadid
 Farrokh Hesabi
 Mahdieh Hessabi
 Moussa Kamara
 Françoise Lavoir
 Jean-Yves Lavoir
 Annalisa Lollo
 Emmanuelle Madra
 Yannick Monsnereau
 Agnès Montanari
 Mmohammad Montazeri
 Pakdaman Nahal
 Nora Njima, étudiante
 Victoria Oroudji
 Martin Ouwehand
 Elisabeth Perzo
 Souad Sellami, géophysicienne
 Fereshteh Shojaei
 Danielle Viterbo
 Pierre Vuilleumier
 Rita Wilson
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