« C’est certain que les travailleuses déplorent que l’employeur mette tous ses efforts dans la judiciarisation au lieu de chercher une solution à la table de négociation, comme il se doit, explique Nathalie Duperré, présidente du Syndicat des travailleuses des centres de la petite enfance et des bureaux coordonnateurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean-CSN. Il prétend n’avoir aucune marge de manœuvre financière à la table de négociation mais il a pu engloutir des sommes importantes en frais d’avocats ! Nous ne baisserons pas les bras. La seule issue à ce conflit demeure la conclusion d’une entente négociée. »
La présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville, souligne que le gouvernement est responsable de la situation. Il a encouragé tacitement l’employeur à refuser toute négociation durant des mois, dans l’espoir que le tribunal impose des services minimaux. Il s’agit d’un précédent dangereux. « Le gouvernement a ouvert une véritable boîte de Pandore. Sous prétexte de protéger les personnes les plus vulnérables des effets d’un conflit de travail, il a rompu l’équilibre du rapport de force inhérent à toute négociation. Cela aura pour effet d’allonger la durée des conflits de travail, car plusieurs employeurs choisiront de s’asseoir sur leurs mains et d’appeler le ministre du Travail à leur rescousse au lieu de négocier. »
Le vice-président du Conseil central du Saguenay-Lac-Saint-Jean-CSN, Gilles Vaillancourt, appelle la population de la région à exiger un retour à la table de négociation. « Je pense que tout le monde souhaite un retour à la normale le plus rapidement possible au Jardin de Robi. Malgré les nombreux appels du syndicat à reprendre les négociations, il n’y a eu aucune rencontre depuis le début novembre. C’est inacceptable ! Nous nous tiendrons aux côtés des travailleuses jusqu’à ce qu’elles obtiennent une entente satisfaisante. Si l’employeur croit pouvoir leur imposer ses volontés à l’usure, il se trompe. Elles tiendront leur bout tant qu’il le faudra ».
Rappelons que la décision du TAT impose également à la directrice et à la directrice adjointe de contribuer au maintien de services minimaux. Elles reçoivent leur plein salaire depuis le début du conflit, même si elles ont choisi de fermer complètement le CPE.






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