À l’heure actuelle, les fonds disponibles dans la caisse du syndic de faillite ne permettent plus d’assumer les coûts liés au maintien de l’alimentation électrique de l’usine, ni ceux nécessaires à la présence des opérateurs de chaudières. En raison de la dette accumulée, Hydro-Québec menace de couper l’électricité, ce qui crée une situation d’urgence immédiate. L’inaction des gouvernements et la menace d’Hydro-Québec risquent ainsi de sonner le glas de cette usine.
Le syndicat insiste sur l’importance de conserver à la fois l’électricité et une présence minimale de travailleuses et travailleurs qualifiés sur le site. Ceux-ci sont nécessaires pour assurer l’intégrité des équipements, effectuer l’entretien requis et procéder à une fermeture ordonnée des installations, incluant la purge des systèmes de traitement des eaux et des affluents. À défaut, des bris permanents extrêmement coûteux vont survenir, notamment avec le froid hivernal, rendant toute reprise des activités de l’usine impossible.
« Si le courant est coupé et qu’il n’y a plus personne sur place, tout espoir de relance de l’usine s’éteint. Il n’est pas trop tard pour rattraper la balle, préserver le potentiel du site et maintenir des emplois de qualité dans la région », affirme Daniel Cloutier, directeur québécois d’Unifor.
Depuis l’annonce de la fermeture de l’usine, Unifor travaille activement afin de s’assurer que ses membres reçoivent ce qui leur est dû et que l’ensemble de leurs droits soient pleinement respectés. Unifor cherche aussi à préserver les installations afin qu’une relance soit possible.


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