« Contrairement à ce qu’il avait annoncé en juin dernier, le ministre n’a pas déposé d’amendement au projet de loi 20 afin de « baliser » les frais que surfacturent certains médecins pour des soins offerts en cliniques. Préfère-t-il négocier en secret avec les fédérations médicales, plutôt que de tenir un débat public ouvert ? Son mutisme est inquiétant, car la négligence et le laisser-aller actuels, condamnent les contribuables à payer deux fois, voire trois fois, pour les services de santé qu’ils reçoivent : les impôts au Québec et à Ottawa en plus des frais accessoires en cabinet ! Il est indécent et immoral de demander aux contribuables québécois de payer en double pour des services auxquels ils ont droit et qu’ils paient par de lourds impôts », estime le docteur Khadir.
« Le ministre sait très bien qu’il y a des exagérations révoltantes. Certains ophtalmologistes parviennent à tailler de rondelettes sommes de plusieurs centaines de milliers de dollars en revenus supplémentaires grâce aux frais accessoires dans des cliniques bien en vue de la périphérie de Montréal. Il est temps de dire non à ces médecins déjà très grassement payés : les bonbons et les privilèges exagérés c’est assez ! », ajoute-t-il.
Le député de Québec solidaire exige que les soins et les services de santé médicalement requis soient réellement gratuits. « Le ministre Barrette ne peut aller à l’encontre de ce principe qui fait largement consensus au Québec. Il est hors de question que nous le laissions agir en secret pour un enjeu de société aussi fondamental ».

