Édition du 31 janvier 2023

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Énergie et ressources naturelles

L'Abitibi-Témiscamingue, comme le reste du Québec, réclame plus de redevances minières, et vite !

ROUYN-NORANDA, QC, le 2 avril 2013 - En réaction à la campagne de désinformation, que mènent certaines minières en utilisant les menaces et la peur, des voix de l’Abitibi-Témiscamingue s’unissent afin de rappeler que la majorité de la population du Québec et de notre région exige une hausse effective des redevances minières. En effet, comme le rappelle le président du Conseil central CSN Abitibi-Témiscamingue−Nord-du-Québec, Donald Rheault : « Il ne faudrait pas oublier que lors des deux forums sur les mines tenus en Abitibi-Témiscamingue en 2009 et 2011, ou encore durant la tournée de l’Institut du Nouveau Monde au printemps 2012 qui réunissaient surtout des gens près de l’industrie minière, l’idée de percevoir la juste part de l’exploitation minière a rallié les positions ». À ce constat s’ajoute un sondage publié en février 2013 qui confirme que 60 % des Québécois et des Québécoises souhaitent qu’une redevance soit appliquée sur les revenus miniers et pas seulement sur les profits.

Ainsi, les centrales syndicales de la région, des groupes communautaires et des comités de citoyens appuient le gouvernement québécois dans son engagement d’imposer un régime de redevances juste et équitable qui prend en compte les profits, la valeur brute du minerai ainsi que le prix des métaux. En plus d’évoquer la création de fonds régionaux, le conseiller régional de la FTQ, David Maden, est sans équivoque : « C’est une question de principe, l’industrie minière puise nos ressources publiques non renouvelables, cela doit évidemment bénéficier à tous les Québécois et les Québécoises d’aujourd’hui et de demain ». Me Nicole Kirouac du Comité de vigilance de Malartic insiste quant à elle sur l’urgence de mettre en place ces mesures : « Le gouvernement doit assumer rapidement ses engagements si l’on veut bénéficier de l’exploitation effrénée de nos richesses naturelles. Le train passe. La population du Québec a déjà perdu des centaines de millions de dollars en revenu à cause de l’inertie du gouvernement », en se référant aux bras de fer qui se jouent présentement en coulisse à Québec pour empêcher ou retarder la modification du régime des redevances.

Les organisations réunies ce matin demandent au gouvernement, et plus particulièrement aux trois députés péquistes de la région, de respecter la volonté populaire en se positionnant rapidement et en agissant en faveur d’une hausse effective des redevances. Yvan Dallaire du Syndicat de l’enseignement de l’Ungava et l’Abitibi-Témiscamingue (SEUAT) rappelle « qu’il ne faudra cependant pas que le gouvernement du Parti Québécois applique la politique du panier percé en permettant aux compagnies de se soustraire à leur responsabilité par des évitements et des allègements fiscaux, comme ce fut le cas par le passé. Nous allons veiller à ce que la hausse des redevances en soit vraiment une et qu’elle permette réellement d’augmenter les revenus de l’État ». Danik Laporte du Regroupement d’éducation populaire indique pour sa part « que l’État effectue des coupures dans nos services publics en prétendant que la caisse est vide. Donnons-nous vite les moyens de préserver l’état social avec, entre autres, une hausse des redevances minières ».

En réaction aux menaces de fermeture faites pas l’industrie, Jacques Saucier, du Comité de vigilance de Malartic, est catégorique : « À Malartic, ou il y a eu six mines d’or en exploitation, et ailleurs en Abitibi, ce ne sont pas les redevances qui ont fermé les mines, mais bien la chute du prix des métaux ».

Le Conseil régional FTQ Abitibi-Témiscamingue−Nord-du-Québec, le Conseil central CSN Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec, le Syndicat de l’enseignement de l’Ungava et l’Abitibi-Témiscamingue (SEUAT), le Comité de vigilance de Malartic et le Regroupement d’éducation populaire de l’Abitibi-Témiscamingue sont des organisations démocratiques contrôlées par leurs membres et représentent près de 30 000 personnes.

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