Édition du 10 septembre 2019

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Premières Nations

Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones confirme que les efforts du Canada sont insuffisants

WENDAKE, QC, le 13 mai 2014 - Le professeur James Anaya, Rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones, a publié un rapport sans ambiguïté hier : les efforts du Canada ne suffisent pas à combler le fossé entre la population générale et les peuples autochtones en matière de droits humains dans ce pays. Le professeur Anaya a mis en évidence de nombreux domaines où des améliorations sont définitivement requises, tels que le logement, la santé, la justice, l’éducation, le processus des revendications et le développement économique.

« Non seulement le rapport décrit une détérioration évidente de nos conditions socioéconomiques, mais il démontre également que la relation entre le gouvernement fédéral et nos peuples s’est détériorée depuis 2003. Je ne suis pas surpris de ces résultats. Comment pouvons-nous améliorer la situation alors que nous sommes constamment mises en échec par le gouvernement fédéral ? Aurons-nous un autre rapport dans dix ans pour annoncer au monde entier que notre situation a encore empiré ? Il est difficile de croire qu’aujourd’hui, au Canada, il faille demander le respect des droits humains les plus élémentaires », a indiqué le chef de l’APNQL, Ghislain Picard.

Le Rapporteur spécial recommande clairement que tout obstacle juridique existant à l’exercice effectif de l’autonomie gouvernementale autochtone, y compris ceux de la Loi sur les Indiens, soit retiré et que des mesures efficaces soient prises pour renforcer les capacités de la gouvernance autochtone. « C’est ici qu’une amélioration commencerait. Nous ne pouvons pas constamment être encadrées par les règles et les politiques paternalistes du gouvernement fédéral. Le récent projet de loi C-33 n’est qu’un exemple des mesures prises par le gouvernement fédéral pour se libérer de toute responsabilité ou de toute imputabilité lorsqu’il s’agit des Premières Nations. Une consultation significative librement consentie, un partage équitable sur tout projet de développement sur nos terres traditionnelles et un traitement humain égal et équitable. C’est ce que nous demandons. Pourquoi est-ce qu’il faut encore se battre pour ces droits dans un pays comme le Canada ? », a conclu le chef Picard.

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