Édition du 18 février 2020

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Syndicalisme

Le SPSPEM marque une pause à la grève et tend la main à l'administration Coderre

MONTRÉAL, le 20 mai 2016 - Après quatre jours de grève, le Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal (SPSPEM) marque une pause afin de donner une chance supplémentaire à la négociation. Le SPSPEM tend la main à l’Administration pour arriver à une entente raisonnable.

C’est de sa propre initiative que le SPSPEM interpelle l’Administration afin de retourner à la table de négociation. Les ingénieurs de la Ville croient au service public et sont animés par le désir d’œuvrer sur les chantiers, plutôt que de les retarder. « Nous souhaitons travailler pour les citoyens et nous sommes désolés des inconvénients que la grève a provoqués. Nous faisons le choix de croire à la négociation et nous espérons que la Ville fera preuve d’ouverture et réduira ses demandes », a déclaré André Émond, président du SPSPEM.

Il est important de souligner que le SPSPEM arrivera à la table de négociation avec une nouvelle proposition à l’Administration qui tient compte de la capacité de payer des contribuables et qui vise un règlement respectueux pour nos membres. « Nous sommes prêts à continuer à mettre des efforts à la table de négociation, notre priorité est de minimiser les impacts pour les Montréalais, mais la Ville devra faire un pas dans notre direction également », a soutenu M. Émond.

Le SPSPEM déplore le fait que lors des quatre journées de grève, aucun membre de l’Administration n’ait tenté de le rejoindre afin de reprendre les discussions. « Il est aberrant que ni Denis Coderre ni Pierre Desrochers n’ait pris le téléphone pour tenter de régler la situation. Leur indifférence me surprend grandement. L’intérêt des citoyens aurait exigé de leur part un geste concret », a déclaré M. Émond.

Le SPSPEM souligne toutefois que s’il donne la chance à la négociation, il n’exclut d’aucune façon un retour à la grève si l’Administration s’entête à maintenir des demandes injustifiées.

À propos du SPSPEM

Fondé en 2002 à la suite des fusions municipales sur l’île de Montréal, le Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal regroupe 440 membres, soit les ingénieurs, les arpenteurs-géomètres, les chimistes et les médecins vétérinaires œuvrant à l’emploi de la Ville.

Les membres du SPSPEM sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2010. Depuis plus de cinq ans, le Syndicat a multiplié les propositions et les concessions pour conclure une entente, mais se bute au refus de l’Employeur. La Ville de Montréal réclame une diminution récurrente de la rémunération globale de ses scientifiques de 9%, alors que celle-ci est déjà en deçà du marché.

Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal (SPSPEM)

Fondé en 2002 à la suite des fusions municipales sur l’île de Montréal, le Syndicat professionnel des scientifiques à pratique exclusive de Montréal regroupe les ingénieurs, les arpenteurs-géomètres, les chimistes et les médecins vétérinaires œuvrant à l’emploi de la Ville. Outre de défendre les intérêts professionnels de ses membres, le SPSPEM travaille à maintenir des relations de travail efficaces et harmonieuses avec l’employeur dans le but de favoriser une prestation de services professionnels de qualité aux Montréalaises et Montréalais.

Le SPSPEM a déposé le 30 avril 2014 un mémoire à la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction afin de suggérer des pistes de solutions concrètes pour rétablir un système de saine gestion des projets à la Ville de Montréal en reconnaissant l’apport de l’expertise de ses ingénieurs et la valeur de leur opinion professionnelle.

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