Édition du 22 juin 2021

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Éducation

Le gouvernement réduit les services universitaires à la population et prépare une autre crise (FQPPU)

MONTRÉAL, le 18 nov. 2014 - Le gouvernement nuit au Québec et à sa population par de nouvelles compressions de 31,6M$ dans l’enseignement universitaire. Telle est la pénible conclusion qu’est forcée de faire la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) devant toute une série de décisions irréfléchies et irresponsables.

« La décision d’imposer aveuglément de nouvelles compressions aux universités est tout à fait aberrante » affirme Max Roy, président de la FQPPU. « Les universités sont sous-financées depuis longtemps et cela était auparavant reconnu par l’ensemble des acteurs, le Parti libéral y compris ».

Les compressions annoncées auront un effet nocif sur la viabilité, la qualité des programmes universitaires et la valeur des diplômes. Pour boucler leurs budgets, les administrations universitaires devront inévitablement et malheureusement abolir des cours, réduire l’encadrement pédagogique et les services aux étudiants, ce qui à terme privera le Québec d’une main-d’œuvre qualifiée et aura des conséquences sérieuses sur notre capacité d’innovation en tant que collectivité.

Depuis de nombreux mois, la FQPPU s’affaire à proposer au ministre Bolduc et son équipe des solutions documentées et réalistes fondées sur des données crédibles, vérifiées et vérifiables, que le gouvernement préfère ignorer. En effet, si nous voulons faire des économies, nous soutenons qu’un contrôle plus serré de la bureaucratisation des universités et le colmatage de la brèche qui leur permet de financer les immobilisations à même les fonds de fonctionnement dégageraient une partie des fonds nécessaires pour financer adéquatement l’enseignement et la recherche.

En outre, les dispositions centralisatrices du projet de loi 15 déposé récemment et l’imposition d’une reddition de comptes exagérée auront pour effet d’alourdir la bureaucratie universitaire, qui consacre déjà trop de ressources à ces activités qui n’améliorent en rien son efficience, comme l’a démontré le Rapport Bissonnette-Porter.

Force est donc de constater que le plan d’action du gouvernement à l’égard de l’enseignement supérieur est mal pensé, improvisé et qu’il rendra nos institutions publiques inefficaces. Devant son indifférence ainsi que son manque de vision et de conscience, c’est encore à une crise annoncée que nous convie le gouvernement. Il doit être tenu responsable des pertes sociales et économiques résultant des décisions mal avisées qu’il prend actuellement.

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