Édition du 2 juin 2026

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Premières Nations

Les relations avec les premières nations, tout reste à faire pour une coexistence harmonieuse

WENDAKE, QC, le 25 juill. 2012 - « Je tiens à souligner le succès de la nation crie et à féliciter son Grand Chef Matthew Coon-Come pour l’entente signée en matière de gouvernance du territoire de la Baie James. Mais il faudra aussi que tôt ou tard le premier ministre mette également de l’énergie sur la situation d’attente que les autres Premières Nations vivent », soutient Ghislain Picard. L’absence du premier ministre Jean Charest à une importante rencontre avec les leaders autochtones aujourd’hui à Halifax démontre une fois de plus sa négligence et son manque de respect envers les Premières Nations.

Il est en effet de tradition que les premiers ministres des provinces et territoires rencontrent les leaders autochtones à la veille des réunions du Conseil de la Fédération.

« Le premier ministre du Québec se doit de prendre en compte toutes les Premières Nations qui sont présentes et actives sur le territoire du Québec. Il ne peut se contenter de donner suite aux ententes signées par ses prédécesseurs avec quelques nations autochtones. Sur ce point, on doit se réjouir pour ces nations signataires d’ententes, et même les en féliciter. Mais qu’en est-il des autres ? » déclare Ghislain Picard, Chef de l’APNQL, faisant ainsi référence à la signature hier d’une entente territoriale avec la nation crie.

« Une large majorité de nos Premières Nations se fait fermer la porte par le gouvernement de Jean Charest dès qu’il est question de gestion du territoire et de partage des ressources. Cette attitude du gouvernement provincial est condamnable. Elle a et aura de plus en plus de conséquences néfastes sur le développement harmonieux de l’économie du Québec. Sur ce plan, entre autres, le bilan de neuf ans de gouvernement Charest est négatif.

En refusant de rencontrer aujourd’hui les leaders autochtones à Halifax, Jean Charest ne fait que confirmer sa négligence pour des questions d’importance cruciale pour l’avenir du Québec », ajoute le Chef de l’APNQL.

Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL

FL’APNQL a été créé en 1985. Elle est composée de l’Assemblée des Chefs ainsi que d’un bureau administratif. L’Assemblée est composée des Chefs des 43 communautés des Premières Nations situées au Québec et au Labrador et représente un total de 10 nations : W8banaki, Anishinaabe, Atikamekw Nehirowisiw, Cris/Eeyou, Wendat, Wolastoqiyik, Mi’gmaq, Mohawk/Kanien’kehá:ka, Innue et Naskapi.

L’Assemblée se réunit 4 fois par année afin de donner des mandats à son Bureau politique et aux Commissions qu’elle a mise sur pied. Les Chefs en Assemblée élisent, pour un mandat de trois ans, un Chef de l’APNQL.

Le Chef actuel, monsieur Francis Verreault-Paul, est en poste depuis 2025 et en est à son premier mandat

L’APNQL est rattachée à l’Assemblée des Premières Nations (APN) dont le bureau est situé à Ottawa. Le Chef de l’APNQL est un membre de l’exécutif de l’APN et peut être nommé porteur de dossiers nationaux.

https://apnql.com/

https://www.facebook.com/APNQL/

Sur le même thème : Premières Nations

Sections

redaction @ pressegauche.org

Québec (Québec) Canada

Presse-toi à gauche ! propose à tous ceux et celles qui aspirent à voir grandir l’influence de la gauche au Québec un espace régulier d’échange et de débat, d’interprétation et de lecture de l’actualité de gauche au Québec...

Abonnez-vous à la lettre