Édition du 3 février 2026

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Syndicalisme

Licenciement collectif - Nordia/NQX met 77 salarié-es à pied

SHERBROOKE, QC, le 4 févr. 2026 - Nordia/NQX, compagnie en télécommunication, a mis à pied 77 téléphonistes de son centre d’appels de Sherbrooke hier matin. Cette annonce fait suite à la décision de Bell Canada de mettre fin à son entente.

« C’est une triste nouvelle pour les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Nordia-CSN. Plus de 70 % d’entre eux se retrouvent sans emploi ! Plusieurs œuvraient depuis longtemps pour l’entreprise et ils se trouvent à un âge où le reclassement s’avère parfois difficile », affirme le président du syndicat, Jean-Michel Brière.

« L’annonce de Nordia/NQX de mettre à pied 77 employé-es affectés au compte de Bell est une catastrophe pour la région de Sherbrooke. Le métier de téléphoniste en 2026 est délocalisable partout dans le monde. Où seront les prochaines personnes qui répondront aux clients de Bell ? Seront-elles replacées par l’intelligence artificielle ? », se questionne la présidente du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie-CSN, Julie Bolduc.

La surveillance par l’IA contestée

La décision de Bell a été prise peu de temps après que le syndicat ait déposé un grief contre la surveillance par l’intelligence artificielle. Le nouveau logiciel mis en place par l’employeur signale la moindre dérogation au script parfait de conversation exigé par Bell. Les travailleuses et travailleurs ont dénoncé ce logiciel insensible au contexte ou à la nature de la conversation que pouvait tenir l’agent avec le client. Une pétition circulait afin de demander à Bell de faire cesser cette pratique cavalière.

« La FNCC s’interroge sur les motivations de Bell de mettre fin à son entente de services avec Nordia/NQX sans explication. Cette décision de Bell est-elle liée à leur contestation face à la surveillance étroite induite par l’IA ? Est-ce donc cela la nouvelle donne des milieux de travail ? », interroge la présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture-CSN, Annick Charette.

« Sommes-nous vraiment rendus là en 2026 ? Être surveillés par des robots ? Les travailleuses et les travailleurs de Nordia/NQX ont le droit à la dignité. À partir de maintenant, on se relève les manches et la CSN va leur offrir tout son soutien. Des démarches ont été entreprises pour mettre en place un comité de relocalisation avec l’employeur. La situation est horrible et nous allons continuer à la dénoncer », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

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