Édition du 24 février 2026

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Syndicalisme

Manifestation des salarié-es des RPA devant le siège social de Corev

MONTRÉAL, le 25 févr. 2026 - Alors que plusieurs résidences privées pour aîné-es (RPA) ont conclu leur négociation, un nombre important d’établissements visés par la négociation coordonnée accuse toujours un sérieux retard. C’est notamment le cas de la RPA du Manoir St-Augustin, dont les travailleuses et travailleurs sont sans convention collective depuis maintenant deux ans. Dans ce contexte, plusieurs dizaines de salarié-es ont manifesté aujourd’hui devant les bureaux de Corev, nouveau propriétaire du Manoir.

Des augmentations dérisoires

La grande majorité des travailleuses et travailleurs des RPA gagnent des salaires à peine supérieurs au minimum. « Cela fait deux ans que les salarié-es négocient sans véritable avancée de la part de l’employeur. Les offres déposées prévoient des augmentations de 0,40 $ l’heure, puis de 0,25 $ pour les années suivantes », déplore Marlène Ross, représentante des RPA à la négociation coordonnée. « De telles propositions équivalent à un appauvrissement réel pour des travailleuses et travailleurs déjà proches du seuil de pauvreté. C’est totalement inacceptable. »

La situation au Manoir St-Augustin reflète celle de plusieurs RPA rachetées par des entreprises dont l’activité principale n’est pas de prodiguer des soins de santé. La vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN, Lucie Longchamps, croit que le propriétaire a une responsabilité sociale envers le personnel et les résidents : « La partie patronale nous sert la même vieille cassette en plaidant l’absence de moyens financiers et les risque d’insolvabilité… Or, nous parlons ici d’un promoteur immobilier loin d’être en situation de précarité. Offrir des salaires de misère et espérer que le personnel accepte en silence ne passera pas ! »

La mobilisation s’intensifie

Corev n’est malheureusement pas le seul employeur à adopter ces pratiques. En Gaspésie et au Saguenay-Lac-Saint-Jean, comme au Bas-Saint-Laurent, le constat se répète : des employeurs qui demandent au personnel de s’appauvrir pour préserver leurs marges. « Face à un employeur aussi méprisant, nous n’avons d’autre choix que de hausser le ton et de nous mobiliser. La CSN sera aux côtés des travailleuses et travailleurs des RPA aussi longtemps qu’il le faudra pour obtenir une entente digne de ce nom », conclut le président du Conseil central du Montréal métropolitain, Bertrand Guibord.

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